Leçon 10 : De l’exil à la restauration

LEÇON 10

De l’exil à la restauration

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Ne 1, Jr 29.10-14; Ez 8; Dn 3, Ag 1; Za 1.1-6.

Versets à mémoriser: «Vous avez beaucoup semé, mais cela rap­porte peu; vous mangez, mais vous n’êtes pas rassasiés; vous buvez, mais vous n’êtes pas ivres; vous êtes vêtus, mais vous n’avez pas chaud; le salarié reçoit son salaire dans une bourse trouée. » (Ag 1.6)

Il est très difficile aujourd’hui, de notre point de vue, car nous sommes à plus de 1 900 ans de la dernière destruction du temple de Jérusalem, de comprendre à quel point le temple était essentiel pour la vie nationale et religieuse juive. C’était le point culminant du culte, le centre de l’identité ethnique et religieuse d’Israël. C’était le lieu où Dieu avait déclaré vouloir faire sa demeure et régner au sein de son peuple. C’était l’endroit où les disciples de YHWH trouvaient la purification, le pardon, la grâce et la réconciliation.

Parce que c’était véritablement la demeure de Dieu, beaucoup ne croyaient pas aux avertissements prophétiques selon lesquels le temple serait détruit par Babylone. Comment le Seigneur pourrait-il permettre que son temple sacré soit anéanti? Nous ne pouvons qu’imaginer le choc quand, effectivement, comme les prophètes l’avaient annoncé, les Babyloniens l’ont rasé. Et cependant, même au cœur de toute cette dévastation, le Seigneur a promis la restauration de la nation, la reconstruction du temple, et qu’Israël aurait une autre occasion d’accomplir sa destinée prophétique.

Cette semaine, nous examinerons quelques questions concernant l’adoration à l’époque de l’exil et de la restauration promise.

*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 3 septembre.

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DIMANCHE 28 août, 2011

« Fils de l’homme, as-tu vu … ? »

L’apostasie ne survient pas subitement; les peuples ne s’égarent pas en un jour, une semaine, même une année. Le processus est beaucoup plus lent; un petit changement par-ci, un petit compromis par-là, un peu moins de rigidité pour rester « dans le coup », ou pour être perti­nent, ou pour mieux être en harmonie avec les tendances de la société et de la culture. Petit à petit, une nation entière agit d’une façon qui aurait été considérée avec horreur une ou deux générations avant. Tel a été le sort de l’ancien Israël et de Juda, tout comme celui du christia­nisme primitif. Cela peut arriver à n’importe quelle Église, y compris la nôtre, si elle ne garde pas avec soin et jalousement les vérités sacrées et les pratiques données par le Seigneur.

Lisez Ez 8. En tenant compte du lieu où se passent ces événements : le temple sacré institué par Dieu, le lieu même où il avait promis de faire résider son nom. Comment le peuple, les chefs spirituels, ont-­ils pu tomber dans une telle apostasie? Quelle leçon pouvons-nous en tirer?

Lisez attentivement Ez 8.12. Quelle sorte de logique et de raisonnement ces anciens employaient-ils pour justifier leur action? Qu’est-ce qui a pu les conduire à de telles conclusions erronées ?

Ces personnes s’étaient sans doute tellement éloignées de Dieu qu’elles se disaient qu’il ne les voyait pas ou bien qu’il était indifférent à leurs pratiques. Le Seigneur, qui sans cesse avait fait part de son attention, de sa proximité et son désir de se faire obéir était mainte­nant accusé d’avoir abandonné le pays! Combien il faut être sur ses gardes, car le péché endurcit notre cœur et empoisonne notre esprit au point d’en arriver même à justifier les plus horribles pratiques.

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LUNDI 29 août, 2011

Adorer une image

Comme nous l’avons vu tout au long de ce trimestre, l’épreuve finale dans les derniers jours concernera la question de l’adoration (Ap 14.1- 12). Toute l’humanité sera partagée en deux camps : ceux qui adorent le créateur, celui qui a fait les cieux et la terre, et ceux qui adorent la bête et son image. Même si cette séquence d’événements de la prophétie doit encore se réaliser, on pourrait dire que déjà maintenant, le monde entier est divisé en deux camps : ceux qui sont fidèles au Seigneur et ceux qui ne le sont pas. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de position neutre: nous sommes d’un côté ou de l’autre.

Si nous gardons cela à l’esprit, l’histoire des trois jeunes Hébreux du livre de Daniel devient significative. Elle ne se présente pas simple­ment comme l’histoire spectaculaire d’une intervention surnaturelle en faveur des fidèles de YHWH. Il s’agit plutôt d’un symbole ou d’une préfiguration en rapport avec l’épreuve concernant l’adoration qui surviendra dans le monde, juste avant le retour du Christ.

Lisez Dn 3. Comparez l’adoration de l’image avec celle d’Ap 14. Que nous apprend cette histoire sur la question concernant la marque de la bête?

Le deuxième commandement, qui interdit l’idolâtrie (Ex 20.4-6), est mis en cause ici ; le quatrième commandement concernant le sabbat (Ex 20.8-11) le sera aux derniers jours. Il est intéressant de noter que ces deux commandements sont ceux qui ont été changés et falsifiés par la corne de Dn 7.25. Les deux commandements sont directement liés à l’adoration. Le second interdit l’adoration des idoles et le quatrième explique pourquoi : c’est Dieu le créateur de la nature et non la nature elle-même qui a créé et a racheté l’humanité (Voir aussi Dt 5.12-15).

Dans les deux cas, une entité politico-religieuse veut détourner à son profit l’adoration et la fidélité qui n’appartiennent qu’à Dieu, et dans les deux cas, cette puissance a recours à la violence pour obtenir cette « adoration ».

Réfléchissez à la signification de l’expression « adorer » quelque chose. Est-il toujours mauvais d’adorer quelque chose plutôt que le Seigneur? Sinon, pourquoi? Y a-t-il des choses que nous pouvons adorer sans pécher, sans violer la loi de Dieu ? Si oui, quoi? Sinon, comment avoir l’assurance d’adorer uniquement le Seigneur ? 

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MARDI 30 août, 2011

« Réfléchissez à votre situation»

Lisez Jr 29.10-14. Que dit ce texte sur le caractère de Dieu? Quelle espé­rance y découvrons-nous pour notre vie quotidienne?

Après soixante-dix ans, comme annoncé, le Seigneur a commencé à rétablir les exilés dans la terre promise. Une nouvelle chance a été donnée à Israël de remplir sa destinée prophétique.

Pour remplir cette vocation, le temple, le sanctuaire, le lieu où tout le plan du salut était enseigné au travers de types et de symboles occu­pait, bien sûr, une place centrale. C’est là que l’œuvre et la mission du Messie, à travers lequel le monde entier pourrait être sauvé, étaient préfigurés (voir Jn 3.16; 2 Co 5.19; He 8.1, 2).

Cependant, la reconstruction du temple ne se fit pas aussi facilement et aussi rapidement que cela aurait dû se passer. Des forces, externes et internes sont entrées en jeu, et le travail fut retardé. Ce n’était pas le souhait de Dieu, aussi fit-il connaître sa déception au peuple par l’intermédiaire du prophète Aggée.

Lisez Ag 1. Qu’est-il arrivé? Qu’est-ce qui a détourné leur attention? Pourquoi est-il si facile d’agir ainsi?

Comme il est facile de laisser les travaux, les désirs et même les besoins temporels nous détourner de nos responsabilités spirituelles ! Le Seigneur leur a fait savoir qu’ils ne seraient jamais pleinement satisfaits en dehors de la piété et de la tâche qu’il leur avait donnée à accomplir. Il nous arrive trop souvent de commettre la même erreur, de nous laisser tellement prendre par les affaires de ce monde que nous en négligeons ce qui devrait avoir la première place dans notre vie : notre relation avec Dieu. Le Seigneur nous dit peut-être également, collectivement ou personnellement : « Réfléchissez à votre situation. »

« Considérez attentivement vos voies », trouvons-nous dans une autre traduction. Que dévoilent vos choix et vos actions sur votre relation avec Dieu? Pouvez-vous, comme le décrit Aggée, être cou­pables des mêmes choses que le peuple d’Israël ?

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MERCREDI 31 août, 2011

« Vos pères, où sont-ils? »

La reconstruction du temple prit environ douze ans. Esd 5.1,2 men­tionne Zacharie comme l’un des prophètes de Dieu « qui les assis­taient ». Il met l’accent, comme Aggée, sur la gloire qui un jour habi­terait le temple.

Cependant, comme c’est souvent le cas avec la prophétie, les pro­messes sont conditionnelles. Les humains, à qui le libre arbitre est donné, doivent faire le choix d’obéir à Dieu, agir suivant ses com­mandements, non comme un moyen de salut, mais pour témoigner de l’efficacité et des bienfaits de ce salut.

La liberté humaine est sous-entendue à travers toutes les Ecritures. Tous peuvent choisir à qui ils veulent offrir leur service et leur ado­ration, et l’accomplissement des promesses dépend de leur choix. La Bible abonde en merveilleuses promesses adressées à tous ceux qui veulent fidèlement chercher Dieu et le servir.

Lisez Za 1.1-6. Quel thème revient très régulièrement dans toute la Bible? La réalité du libre choix de l’homme se trouve-t-elle dans ces textes?

Certains des termes les plus poignants de ce texte sont employés au v. 5. « Vos pères, où sont-ils ? » En d’autres termes, qu’avez-vous appris des erreurs commises par vos pères?

C’est ici qu’intervient le ministère de la prédication. C’est là que le pasteur, dans son rôle de prophète (celui qui parle de la part de Dieu), montre au peuple l’importance du Seigneur, de ses promesses et des conditions de leur réalisation. La prédication de la Parole ne devrait pas conduire au désordre théologique ou à la controverse : elle devrait être centrée sur le Christ, souligner ce que le Christ a fait pour nous, ce qu’il nous offre de faire et ce qu’il fera. Tout cela à condition que nous nous approchions de lui dans la foi et la repentance. C’est essentiellement le discours de Zacharie au peuple : « Repentez-vous, détournez-vous de vos mauvaises voies, instruisez-vous des choses du passé, et mettez votre espérance dans le Seigneur et ses promesses pour l’avenir. » De la même manière, aujourd’hui, avec tout ce que le service du sanctuaire nous révèle sur la vie et la mort de Jésus et sur son ministère de grand-prêtre, nous devons nous approcher de lui et l’adorer dans une attitude de foi, de repentance et d’obéissance. Répétons-le, bien que l’obéissance ne puisse nous sauver, il n’y a pas de salut sans elle, aussi imparfaite qu’elle soit.

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JEUDI 1er septembre, 2011

La prière de Néhémie

Malgré toutes les promesses concernant la restauration, les choses ne se passaient bien à Jérusalem. Les Hébreux devaient affronter obs­tacle sur obstacle, provenant en grande partie de leur désobéissance. Le prophète Néhémie, alors qu’il servait le roi de Perse, avait reçu des informations sur la situation de la cité, et il réagit par le jeûne, les lamentations et la prière. Ses sentiments profonds et son inquiétude sont manifestes dans le premier chapitre du livre qui porte son nom.

Lisez Ne 1, sa prière en réponse à ce qu’il a entendu, et répondez aux questions suivantes:

1. Pourquoi Néhémie, fidèle, pour autant que nous le sachions, s’inclut-il lui-même parmi ceux qui ont péché contre le Seigneur? Voir Dn 9.5,6.

2. Quelle est la nature de cette prière, et pourquoi ce genre de prière est-il si important? Voir Ex 32.31-34; Jc 5.16.

3. Comment le caractère conditionnel des prophéties est-il révélé ici ?

4. Sur quoi se fonde Néhémie quand il implore le Seigneur en faveur de son peuple? En d’autres mots, pourquoi le Seigneur devait-il répondre à cet appel? Voir Gn 12.1-3; Ex 6.4,5.

Rédigez une prière d’intercession en faveur de l’Église adventiste du septième jour aujourd’hui et apportez-la à la classe de l’École du sabbat. Comparez vos rédactions. Comment vos réponses éclairent-­elles vos perceptions des différents besoins spirituels de l’Église? Plus encore, comment pouvons-nous aider à réaliser les réformes que nous jugeons nécessaires ? 

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VENDREDI 2 septembre, 2011

Pour aller plus loin: Lisez Ellen G. White, Prophètes et rois, « Retour de l’exil », p. 419-428;« Les prophètes de Dieu les assistaient », p. 429- 440 ; « Esdras, prêtre et scribe », p. 461c468 ; « Réveil spirituel », p. 469- 476; « Lecture solennelle de la loi de Dieu », p. 503-508 ;” Œuvre de réforme », p. 509-516.

« Le temps de détresse, par lequel passera le peuple de Dieu, exigera une foi inébranlable. Il devra montrer que seul le Seigneur est l’objet de son adoration. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 390.

« Les chrétiens de profession courent un grave danger lorsque, pour exercer une influence sur les mondains, ils croient devoir, dans une certaine mesure, se conduire comme eux. Mais si cette manière d’agir semble offrir des avantages, elle aboutit toujours à un naufrage spirituel. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 431. C’est nous qui soulignons.

« Dans la réforme qui doit s’opérer de nos jours, il faut des hommes qui, comme Esdras et Néhémie, n’atténueront ni n’excuseront le péché, […] ils ne le recouvriront pas du manteau d’une fausse charité. [ … ] Ils sauront aussi que l’Esprit du Christ se manifestera toujours chez celui qui dénonce le péché. »  -Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 513.

A méditer

•  Lisez les prières d’intercession pour l’Église adventiste du septième jour rédigées pour la leçon de jeudi. Que nous enseignent­-elles? Quel est actuellement, à votre avis, le plus important besoin de l’Église ?

• Quels enseignements pouvons–nous retenir des pionniers de notre Église ? Quelles leçons spirituelles pouvons–nous ainsi retenir de notre histoire ?

• Comment la façon d’agir de l’Église dans ses efforts pour atteindre la culture environnante risque-t-elle de compromettre des vérités essentielles ? Pourquoi sommes-nous souvent aveugles lorsque nous nous trouvons dans une telle situation?

• Alors que le danger du compromis est toujours présent quand nous cherchons à être efficaces, il est aussi présent quand nous ne sommes pas conscients que certaines de nos croyances ou de nos pra­tiques ont peut-être besoin d’être redéfinies ou changées. Comment pouvons-nous faire la distinction entre ce qui est immuable et ce que nous pouvons et devrions modifier avec le temps ? 

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