Leçon 9 : Les prophètes et l’adoration

LEÇON 9

Les prophètes et l’adoration

« Ne mettez pas votre confiance dans des paroles mensongères »

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Es 1.11-15; 6.1-8; 44; 58.1-10; Jr 7.1-10; Mi 6.1-8.

Verset à mémoriser: « Qui est comme moi? Qu’il crie! Qu’il l’annonce et m’expose tout ce qui s’est passé depuis que j’ai fondé le peuple d’autrefois! Et qu’ils annoncent aussi ce qui est à venir, ce qui doit encore arriver ! » (Es 44.7)

Un auteur russe, Ivan Tourgueniev, place ces mots dans la bouche d’un personnage d’un de ses livres : « La vie de cha­cun d’entre nous ne tient qu’à un fil, un abîme peut s’ouvrir tout grand sous nos pas à chaque instant, et cependant, nous pour­suivons notre chemin pour nous inventer toutes sortes d’ennuis et gâcher notre vie. » Fathers and Sons, New-York (NY), Signet Classics, 2005, p. 131 (en français, Pères et fils, Livre de poche, éd. Gallimard, Paris, 2008).

Bien sûr, le Seigneur offre une meilleure façon de vivre. Il nous donne l’occasion de le suivre, de l’aimer, de l’adorer, et nous épargne ainsi nombre de problèmes que nous pourrions nous attirer.

Cependant, affirmer simplement suivre le Seigneur ne correspond pas vraiment à ce que représente la vie chrétienne. Cette semaine, nous examinerons les déclarations de quelques prophètes à propos de ceux qui pensent que leur adoration du vrai Dieu, dans le véritable temple, le vrai jour du sabbat, est la seule chose importante, quelle que soit la façon dont ils vivent le reste de la semaine. Comme le montrent les prophètes, cela nous conduit à toutes sortes de problèmes.

 

*Étudiez cette leçon de la semaine pour le sabbat 27 août.

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DIMANCHE 21 août, 2011

Un millier de béliers ?

À la différence des autres religions, la religion de la Bible (les deux Testaments) enseigne le salut par la grâce seule. Rien de ce que nous pouvons accomplir ne nous rend assez bons pour être acceptés par Dieu. Nos bonnes œuvres, qu’elles soient bien intentionnées ou inspirées par l’Esprit, ne peuvent jamais surmonter le gouffre placé par le péché entre Dieu et l’humanité. Si les bonnes œuvres pouvaient nous sauver et expier le péché, payer notre dette à Dieu, réunir l’humanité déchue à Dieu, alors Jésus n’aurait jamais eu besoin de mourir pour nous, et le plan du salut aurait été quelque chose de radicalement différent.

Ainsi, seule la mort de Jésus qui nous est créditée par la foi et sa justice acquise par sa vie, donnée à tous ceux qui l’acceptent vraiment, peut sauver le pécheur. Le péché est si mauvais, si contraire aux prin­cipes de base du gouvernement de Dieu fondé sur l’amour et le libre choix, qu’il a fallu la mort du Christ pour résoudre le problème créé par le péché.

Cela dit, la Bible déclare clairement que toutes nos pensées, nos paroles et nos actions ont de l’importance et révèlent la réalité de notre expérience avec Dieu.

Gardant cela à l’esprit, lisez Mi 6.1-8. Que relève le prophète ici, en particulier à propos des sacrifices (en mesure pendant le service de culte en Israël), symboles du plan du salut? Comment ses déclarations peuvent-elles s’appliquer à nous aujourd’hui? Voir aussi Dt 10.12,13.

Ceux qui prétendent être enfants de Dieu mais qui ne se montrent pas justes et miséricordieux à l’égard de leurs compagnons agissent avec l’esprit de Satan, quelle que soit leur piété dans l’adhésion aux diverses formes d’adoration. Par ailleurs, ceux qui marchent hum­blement avec Dieu ne négligeront pas les principes de justice et de miséricorde, pas plus qu’ils ne mépriseront les formes convenables d’adoration. Dieu cherche de vrais adorateurs désireux de démontrer l’amour qu’ils lui portent par une vie d’obéissance, motivée par des cœurs humbles. Quel sens peuvent avoir des prières, un style de culte et une théologie corrects, si la personne est méchante, désagréable, arrogante, injuste et sans miséricorde à l’égard d’autrui?

A votre avis, qu’est-ce qui revêt le plus d’importance : une théolo­gie exacte ou des actions justes ? Pouvez-vous avoir une théologie correcte et maltraiter les autres? A quel espoir pouvez-vous vous accrocher si, d’aventure, vous vous reconnaissez dans ces textes?
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LUNDI 22 août, 2011

L’appel d’Ésaïe

Alors qu’Osée, Amos et Michée avertissaient Israël du danger imminent, Juda semblait prospérer sous le règne de plusieurs bons rois. Le roi Ozias (aussi connu sous le nom d’Azaria) était respecté parmi les nations pour son gouvernement sage et ses œuvres (voir 2 Ch 26.1-15). Mais, comme c’est souvent le cas, son succès fut la cause de sa chute. L’orgueil remplaça l’humilité et la présomption prit la place de la dévotion (voir v. 16-21).

Le peuple de Juda semblait aussi prospérer spirituellement. Les ser­vices du temple étaient bien fréquentés, avec une ferveur religieuse bien établie. Cependant, nombre des mêmes maux qui ont affligé le peuple d’Israël ont rapidement corrompu le royaume de Juda. C’est à ce moment-là que Dieu a appelé Ésaïe pour une œuvre particulière.

Lisez Es 6.1-8. Pourquoi, selon vous, Ésaïe a-t-il répondu comme il l’a fait (v. 5) à la vision du Seigneur? Quelle importante vérité « théo­logique» est révélée ici ?

Essayez d’imaginer la réaction profonde d’Esaïe à la révélation de la gloire de Dieu. Il a vu soudainement ses péchés et ceux de son peuple mis en relief par la pureté sans faille et la sainteté majestueuse du Dieu tout-puissant. Il n’est pas étonnant qu’il ait réagi comme il l’a fait. Il est difficile d’imaginer que l’on fasse autrement.

Nous voyons là, déployée sous nos yeux, une vérité fondamentale sur l’état de l’humanité, en particulier au regard de la sainteté et de la gloire de Dieu. Il s’y manifeste une attitude de repentance, un désir de reconnaître son propre état de péché et le besoin de la grâce.

Pensez un moment à ce que seraient vos services de culte s’ils sus­citaient dans le cœur des participants le sentiment de se trouver en présence du Dieu saint, qui les rend profondément conscients de leur condition de pécheur et de leur besoin de sa grâce salvatrice et de son pouvoir purificateur. Imaginez que les chants, la liturgie, les prières et la prédication nous conduisent toujours à la foi, à la repentance, à la purification et au désir de nous écrier « Me voici ; envoie-moi! » C’est ce que le culte devrait être.

Supposez que vous vous trouviez dans la présence physique de Jésus, quelle serait votre réaction? Que diriez-vous? Que feriez-vous? Qu’en est-il de sa promesse rapportée en Mt 28.20? Quelle signi­fication revêt-elle pour nous maintenant, sur un plan pratique? 

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MARDI 23 août, 2011

Plus de vains sacrifices

Il est facile d’oublier que la plupart des écrits de l’Ancien Testament, en particulier les écrits des prophètes, ont été rédigés comme des exhortations, des avertissements adressés au peuple de Dieu de l’al­liance, de ceux qui constituaient la « véritable Église », La plupart de ces gens affirmaient suivre le vrai Dieu, avaient une compréhension de base des vérités bibliques (du moins beaucoup plus que leurs voisins païens), et savaient ce qu’il convenait de dire et de faire au cours du culte. Cependant, comme cela apparaît clairement à quiconque lit les prophètes, tout cela n’était qu’approximatif.

Lisez Es 1.11-15. Comment devons-nous comprendre ce que le Seigneur, qui a institué tous ces services, leur déclare?

La réponse se trouve, vraiment, dans ces quelques versets (Es 1.16- 18), et, à bien des égards, est similaire à la leçon de dimanche sur Michée. Sans nul doute, l’Église existe pour des pécheurs, et si nous devions attendre d’être parfaits avant d’adorer Dieu, alors aucun d’entre nous ne le pourrait.

Mais ce n’est pas ce que la Bible dit ici: Dieu s’intéresse plus à la façon dont nous traitons les autres, en particulier les faibles et ceux qui sont sans défense parmi nous, qu’à toutes sortes de rituels religieux, même ceux qu’il a institués.

Lisez Es 58.1-10. Qu’est-ce qui ne va pas dans le jeûne décrit ici? Comment, selon Dieu, le peuple devrait-il jeûner? Quel enseigne­ment pouvons-nous en tirer, que nous jeûnions ou pas?

Le jeûne est une forme de renoncement à propos duquel Jésus avait beaucoup à dire. Certaines formes de jeûne ne sont rien d’autre qu’un vain spectacle. C’est un symptôme d’hypocrisie qui convoite les privi­lèges de l’obéissance tout en rejetant ses responsabilités. Le renonce­ment à soi, motivé par l’amour pour Dieu, est au service de ceux qui sont dans le besoin. C’est là une forme de jeûne (de renoncement) qui honore Dieu, un mode de vie qui conduit à une forme de culte qu’il ne méprise pas. Tout comme le pécheur est le bénéficiaire d’une grâce et d’un amour immérité, il se doit de dispenser aux autres cette grâce et cet amour. C’est le genre de renoncement qui révèle la foi authentique (Lc 9.23), celle qui est au cœur de l’identité du disciple de Jésus.

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MERCREDI 24 aout, 2011

Des choses qui ne servent à rien?

L’auteur sud-africain Laurens van der Post a écrit un livre à propos de ce qu’il appelait « le poids du non-sens. » C’est ce sentiment qu’ont certaines personnes de la vanité de leur vie, après que tout a été fait et dit. Tôt ou tard, ils mourront, et ceux qui les connaissent également, et leur mémoire sera vite oubliée. Quel sens a donc notre vie, que peut-­elle signifier? Bien souvent, et très facilement, nous pouvons avoir le sentiment que tout ce que nous faisons n’a pas vraiment de sens, pas d’importance durable.

Lisez Es 44 en gardant ces réflexions à l’esprit. Puis, sur les lignes ci-dessous, résumez l’essence de ces versets, en particulier la façon dont ils traitent de la question de l’adoration et de ce que nous pouvons adorer.

Même si une grande partie du livre d’Ésaïe a été écrite pour son époque et dans le contexte de sa culture, considérez la pertinence de ces principes pour notre époque. Le Seigneur, lui seul, est le créateur, le rédempteur. Il est celui qui peut nous-sauver et mériter notre adoration et nos louanges. Ésaïe se moque de ceux qui ont fabriqué des idoles de leurs propres mains, des dieux à leur image, et se sont inclinés ensuite devant elles pour les adorer – des idoles qui « ne servent à rien ».

Et cependant, aussi ridicule et insensé que tout cela puisse paraître, ne sommes-nous pas en danger d’agir de manière similaire, quand nous consacrons nos personnes, nos vies, notre temps et notre énergie à des choses qui, à la fin, « ne servent à rien », qui ne peuvent répondre aux besoins les plus profonds de notre âme, et qui, certainement, ne pourront nous racheter de la tombe à la, fin des temps? Comme il est important de prier et de veiller, de nous examiner nous-mêmes pour savoir si nous sommes dans la foi, comme le déclare l’apôtre Paul (2 Co 13.5) ! Le culte du sabbat, s’il est vécu comme il se doit, peut nous rappeler d’une manière particulière les raisons pour lesquelles nous n’adorons que le Seigneur. Le culte devrait être un temps de rappel de l’importance de la vie, de ce qui vaut la peine d’être fait, et de ce qui est temporaire : « qui ne sert à rien ».

Nous sommes tous conscients du danger d’idolâtrer l’argent, le pouvoir, le prestige, etc. Ne sommes-nous pas en danger de faire des idoles de l’Église, du pasteur, de nos services, ou même de notre fidélité, notre mode de vie ou notre piété? Réfléchissez-y et appor­tez votre réponse à la classe de l’École du sabbat. 

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JEUDI 25 août, 2011

« C’est ici le temple du Seigneur, le temple du Seigneur … »

Le royaume de Juda, au sud, connaissait des hauts et des bas spiri­tuels, des temps de réforme et des temps de véritable apostasie. Mais, très souvent, dans les pires moments de déclin spirituel, on prati­quait des formes de culte et de piété que Dieu n’acceptait pas. Aussi, nous devons être attentifs afin de ne pas tomber nous-mêmes dans les mêmes erreurs.

Lisez Jr 7.1-10. Quel thème étudié cette semaine retrouve-t-on dans ce texte? Comment pouvons-nous appliquer les principes évoqués ici à notre vie et à notre contexte actuels ?

Examinez particulièrement le v. 4. Dans un sens, ceux qui parlaient avaient raison. C’était bien le « temple du Seigneur », le lieu où le nom du Seigneur devait habiter, le lieu où le système sacrificiel – institué par Dieu lui-même – était en place, où les grandes vérités du sacrifice, du salut, de la purification et du jugement étaient enseignées. En effet, Israël était le peuple de l’alliance. Son Dieu était le vrai Dieu, et il dis­posait de plus de lumières et de vérités que ses voisins païens. Rien de tout cela ne peut être remis en cause. Cependant, le Seigneur n’appré­ciait pas l’attitude de son peuple et sa façon de lui rendre un culte. Il considérait comme « des paroles mensongères» la déclaration selon laquelle c’était « ici le temple du Seigneur ». C’était un mensonge, non parce que ce n’était pas le temple du Seigneur, mais parce que les gens pensaient qu’il leur suffisait de venir au temple et d’adorer pour être en sécurité et être sauvés. Ils pensaient bien faire.

Avec toute la lumière reçue de Dieu, de quelle façon, en tant qu’ad­ventistes du septième jour, sommes-nous en danger de commettre les mêmes erreurs que celles du peuple d’Israël? Envisagez des parallèles possibles entre les deux époques et l’éventualité de s’éga­rer de la même manière. Quelles sont les « paroles mensongères » paraissant véridiques, susceptibles de nous conduire à commettre le même type d’erreurs présomptueuses ? 

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VENDREDI 26 août, 2011

Pour aller plus loin: Lisez Ellen G. White, Prophètes et rois, « L’appel d’Ésaïe », p. 231-236;« Ézéchias», p. 253-260; « Délivrance de l’As­syrie », p. 269-282; « Manassé et Josias », p. 293-300; « Jérémie », p.311-322.

« Au temps d’Ésaïe, l’état spirituel de l’humanité était obscurci par son incompréhension à l’égard de Dieu. [ … ]

En perdant de vue le vrai caractère du Très-Haut, les Israélites étaient sans excuse. Dieu se révéla souvent à eux comme celui qui est “miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité” Ps 86.15. » – Ellen G. White,Prophètes et rois, p. 237, 238.

« Dans la vision qui lui fut donnée dans le temple, Ésaïe eut une magnifique révélation du caractère du Dieu d’Israël. “Le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint”, lui apparut dans toute sa majesté; et cependant, le prophète put comprendre la nature compatissante du Seigneur. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 239.

A méditer

• En classe, revenez à votre réponse donnée à la dernière ques­tion de mercredi. Quelles sont les « bonnes» choses dont nous pou­vons faire des idoles? Comment pouvons-nous découvrir ce qui est devenu une idole?

• Penchez-vous davantage sur les questions examinées jeudi. Certaines personnes se rendaient sans cesse au «temple du Seigneur» pour y adorer (voir Jr 7.4), alors que leurs actions étaient en contradiction totale avec la Parole révélée de Dieu. Comment pouvons-nous apprendre à nous garder de tomber dans le même piège? Pourquoi la simple obéissance à la Parole de Dieu joue-t­-elle un rôle si important pour nous protéger de toutes sortes de mensonges?

• Interrogez-vous sur les services de culte de votre Église locale. En sortez-vous avec un sentiment de respect et conscients de la majesté de Dieu au regard de votre condition de pécheur ayant besoin de la grâce? Si ce n’est pas le cas, quel changement envisageable pour­rait aider l’Église à faire, dans une certaine mesure, l’expérience d’Ésaïe (voir la leçon de lundi) ? Pourquoi est-ce si important?

• Combien de temps perdez-vous à faire des choses inutiles?

Comment apprendre à mieux gérer ce temps précieux ? 

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