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Leçon 10 : De l’exil à la restauration

LEÇON 10

De l’exil à la restauration

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Ne 1, Jr 29.10-14; Ez 8; Dn 3, Ag 1; Za 1.1-6.

Versets à mémoriser: «Vous avez beaucoup semé, mais cela rap­porte peu; vous mangez, mais vous n’êtes pas rassasiés; vous buvez, mais vous n’êtes pas ivres; vous êtes vêtus, mais vous n’avez pas chaud; le salarié reçoit son salaire dans une bourse trouée. » (Ag 1.6)

Il est très difficile aujourd’hui, de notre point de vue, car nous sommes à plus de 1 900 ans de la dernière destruction du temple de Jérusalem, de comprendre à quel point le temple était essentiel pour la vie nationale et religieuse juive. C’était le point culminant du culte, le centre de l’identité ethnique et religieuse d’Israël. C’était le lieu où Dieu avait déclaré vouloir faire sa demeure et régner au sein de son peuple. C’était l’endroit où les disciples de YHWH trouvaient la purification, le pardon, la grâce et la réconciliation.

Parce que c’était véritablement la demeure de Dieu, beaucoup ne croyaient pas aux avertissements prophétiques selon lesquels le temple serait détruit par Babylone. Comment le Seigneur pourrait-il permettre que son temple sacré soit anéanti? Nous ne pouvons qu’imaginer le choc quand, effectivement, comme les prophètes l’avaient annoncé, les Babyloniens l’ont rasé. Et cependant, même au cœur de toute cette dévastation, le Seigneur a promis la restauration de la nation, la reconstruction du temple, et qu’Israël aurait une autre occasion d’accomplir sa destinée prophétique.

Cette semaine, nous examinerons quelques questions concernant l’adoration à l’époque de l’exil et de la restauration promise.

*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 3 septembre.

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DIMANCHE 28 août, 2011

« Fils de l’homme, as-tu vu … ? »

L’apostasie ne survient pas subitement; les peuples ne s’égarent pas en un jour, une semaine, même une année. Le processus est beaucoup plus lent; un petit changement par-ci, un petit compromis par-là, un peu moins de rigidité pour rester « dans le coup », ou pour être perti­nent, ou pour mieux être en harmonie avec les tendances de la société et de la culture. Petit à petit, une nation entière agit d’une façon qui aurait été considérée avec horreur une ou deux générations avant. Tel a été le sort de l’ancien Israël et de Juda, tout comme celui du christia­nisme primitif. Cela peut arriver à n’importe quelle Église, y compris la nôtre, si elle ne garde pas avec soin et jalousement les vérités sacrées et les pratiques données par le Seigneur.

Lisez Ez 8. En tenant compte du lieu où se passent ces événements : le temple sacré institué par Dieu, le lieu même où il avait promis de faire résider son nom. Comment le peuple, les chefs spirituels, ont-­ils pu tomber dans une telle apostasie? Quelle leçon pouvons-nous en tirer?

Lisez attentivement Ez 8.12. Quelle sorte de logique et de raisonnement ces anciens employaient-ils pour justifier leur action? Qu’est-ce qui a pu les conduire à de telles conclusions erronées ?

Ces personnes s’étaient sans doute tellement éloignées de Dieu qu’elles se disaient qu’il ne les voyait pas ou bien qu’il était indifférent à leurs pratiques. Le Seigneur, qui sans cesse avait fait part de son attention, de sa proximité et son désir de se faire obéir était mainte­nant accusé d’avoir abandonné le pays! Combien il faut être sur ses gardes, car le péché endurcit notre cœur et empoisonne notre esprit au point d’en arriver même à justifier les plus horribles pratiques.

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LUNDI 29 août, 2011

Adorer une image

Comme nous l’avons vu tout au long de ce trimestre, l’épreuve finale dans les derniers jours concernera la question de l’adoration (Ap 14.1- 12). Toute l’humanité sera partagée en deux camps : ceux qui adorent le créateur, celui qui a fait les cieux et la terre, et ceux qui adorent la bête et son image. Même si cette séquence d’événements de la prophétie doit encore se réaliser, on pourrait dire que déjà maintenant, le monde entier est divisé en deux camps : ceux qui sont fidèles au Seigneur et ceux qui ne le sont pas. Quoi qu’il en soit, il n’y a pas de position neutre: nous sommes d’un côté ou de l’autre.

Si nous gardons cela à l’esprit, l’histoire des trois jeunes Hébreux du livre de Daniel devient significative. Elle ne se présente pas simple­ment comme l’histoire spectaculaire d’une intervention surnaturelle en faveur des fidèles de YHWH. Il s’agit plutôt d’un symbole ou d’une préfiguration en rapport avec l’épreuve concernant l’adoration qui surviendra dans le monde, juste avant le retour du Christ.

Lisez Dn 3. Comparez l’adoration de l’image avec celle d’Ap 14. Que nous apprend cette histoire sur la question concernant la marque de la bête?

Le deuxième commandement, qui interdit l’idolâtrie (Ex 20.4-6), est mis en cause ici ; le quatrième commandement concernant le sabbat (Ex 20.8-11) le sera aux derniers jours. Il est intéressant de noter que ces deux commandements sont ceux qui ont été changés et falsifiés par la corne de Dn 7.25. Les deux commandements sont directement liés à l’adoration. Le second interdit l’adoration des idoles et le quatrième explique pourquoi : c’est Dieu le créateur de la nature et non la nature elle-même qui a créé et a racheté l’humanité (Voir aussi Dt 5.12-15).

Dans les deux cas, une entité politico-religieuse veut détourner à son profit l’adoration et la fidélité qui n’appartiennent qu’à Dieu, et dans les deux cas, cette puissance a recours à la violence pour obtenir cette « adoration ».

Réfléchissez à la signification de l’expression « adorer » quelque chose. Est-il toujours mauvais d’adorer quelque chose plutôt que le Seigneur? Sinon, pourquoi? Y a-t-il des choses que nous pouvons adorer sans pécher, sans violer la loi de Dieu ? Si oui, quoi? Sinon, comment avoir l’assurance d’adorer uniquement le Seigneur ? 

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MARDI 30 août, 2011

« Réfléchissez à votre situation»

Lisez Jr 29.10-14. Que dit ce texte sur le caractère de Dieu? Quelle espé­rance y découvrons-nous pour notre vie quotidienne?

Après soixante-dix ans, comme annoncé, le Seigneur a commencé à rétablir les exilés dans la terre promise. Une nouvelle chance a été donnée à Israël de remplir sa destinée prophétique.

Pour remplir cette vocation, le temple, le sanctuaire, le lieu où tout le plan du salut était enseigné au travers de types et de symboles occu­pait, bien sûr, une place centrale. C’est là que l’œuvre et la mission du Messie, à travers lequel le monde entier pourrait être sauvé, étaient préfigurés (voir Jn 3.16; 2 Co 5.19; He 8.1, 2).

Cependant, la reconstruction du temple ne se fit pas aussi facilement et aussi rapidement que cela aurait dû se passer. Des forces, externes et internes sont entrées en jeu, et le travail fut retardé. Ce n’était pas le souhait de Dieu, aussi fit-il connaître sa déception au peuple par l’intermédiaire du prophète Aggée.

Lisez Ag 1. Qu’est-il arrivé? Qu’est-ce qui a détourné leur attention? Pourquoi est-il si facile d’agir ainsi?

Comme il est facile de laisser les travaux, les désirs et même les besoins temporels nous détourner de nos responsabilités spirituelles ! Le Seigneur leur a fait savoir qu’ils ne seraient jamais pleinement satisfaits en dehors de la piété et de la tâche qu’il leur avait donnée à accomplir. Il nous arrive trop souvent de commettre la même erreur, de nous laisser tellement prendre par les affaires de ce monde que nous en négligeons ce qui devrait avoir la première place dans notre vie : notre relation avec Dieu. Le Seigneur nous dit peut-être également, collectivement ou personnellement : « Réfléchissez à votre situation. »

« Considérez attentivement vos voies », trouvons-nous dans une autre traduction. Que dévoilent vos choix et vos actions sur votre relation avec Dieu? Pouvez-vous, comme le décrit Aggée, être cou­pables des mêmes choses que le peuple d’Israël ?

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MERCREDI 31 août, 2011

« Vos pères, où sont-ils? »

La reconstruction du temple prit environ douze ans. Esd 5.1,2 men­tionne Zacharie comme l’un des prophètes de Dieu « qui les assis­taient ». Il met l’accent, comme Aggée, sur la gloire qui un jour habi­terait le temple.

Cependant, comme c’est souvent le cas avec la prophétie, les pro­messes sont conditionnelles. Les humains, à qui le libre arbitre est donné, doivent faire le choix d’obéir à Dieu, agir suivant ses com­mandements, non comme un moyen de salut, mais pour témoigner de l’efficacité et des bienfaits de ce salut.

La liberté humaine est sous-entendue à travers toutes les Ecritures. Tous peuvent choisir à qui ils veulent offrir leur service et leur ado­ration, et l’accomplissement des promesses dépend de leur choix. La Bible abonde en merveilleuses promesses adressées à tous ceux qui veulent fidèlement chercher Dieu et le servir.

Lisez Za 1.1-6. Quel thème revient très régulièrement dans toute la Bible? La réalité du libre choix de l’homme se trouve-t-elle dans ces textes?

Certains des termes les plus poignants de ce texte sont employés au v. 5. « Vos pères, où sont-ils ? » En d’autres termes, qu’avez-vous appris des erreurs commises par vos pères?

C’est ici qu’intervient le ministère de la prédication. C’est là que le pasteur, dans son rôle de prophète (celui qui parle de la part de Dieu), montre au peuple l’importance du Seigneur, de ses promesses et des conditions de leur réalisation. La prédication de la Parole ne devrait pas conduire au désordre théologique ou à la controverse : elle devrait être centrée sur le Christ, souligner ce que le Christ a fait pour nous, ce qu’il nous offre de faire et ce qu’il fera. Tout cela à condition que nous nous approchions de lui dans la foi et la repentance. C’est essentiellement le discours de Zacharie au peuple : « Repentez-vous, détournez-vous de vos mauvaises voies, instruisez-vous des choses du passé, et mettez votre espérance dans le Seigneur et ses promesses pour l’avenir. » De la même manière, aujourd’hui, avec tout ce que le service du sanctuaire nous révèle sur la vie et la mort de Jésus et sur son ministère de grand-prêtre, nous devons nous approcher de lui et l’adorer dans une attitude de foi, de repentance et d’obéissance. Répétons-le, bien que l’obéissance ne puisse nous sauver, il n’y a pas de salut sans elle, aussi imparfaite qu’elle soit.

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JEUDI 1er septembre, 2011

La prière de Néhémie

Malgré toutes les promesses concernant la restauration, les choses ne se passaient bien à Jérusalem. Les Hébreux devaient affronter obs­tacle sur obstacle, provenant en grande partie de leur désobéissance. Le prophète Néhémie, alors qu’il servait le roi de Perse, avait reçu des informations sur la situation de la cité, et il réagit par le jeûne, les lamentations et la prière. Ses sentiments profonds et son inquiétude sont manifestes dans le premier chapitre du livre qui porte son nom.

Lisez Ne 1, sa prière en réponse à ce qu’il a entendu, et répondez aux questions suivantes:

1. Pourquoi Néhémie, fidèle, pour autant que nous le sachions, s’inclut-il lui-même parmi ceux qui ont péché contre le Seigneur? Voir Dn 9.5,6.

2. Quelle est la nature de cette prière, et pourquoi ce genre de prière est-il si important? Voir Ex 32.31-34; Jc 5.16.

3. Comment le caractère conditionnel des prophéties est-il révélé ici ?

4. Sur quoi se fonde Néhémie quand il implore le Seigneur en faveur de son peuple? En d’autres mots, pourquoi le Seigneur devait-il répondre à cet appel? Voir Gn 12.1-3; Ex 6.4,5.

Rédigez une prière d’intercession en faveur de l’Église adventiste du septième jour aujourd’hui et apportez-la à la classe de l’École du sabbat. Comparez vos rédactions. Comment vos réponses éclairent-­elles vos perceptions des différents besoins spirituels de l’Église? Plus encore, comment pouvons-nous aider à réaliser les réformes que nous jugeons nécessaires ? 

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VENDREDI 2 septembre, 2011

Pour aller plus loin: Lisez Ellen G. White, Prophètes et rois, « Retour de l’exil », p. 419-428;« Les prophètes de Dieu les assistaient », p. 429- 440 ; « Esdras, prêtre et scribe », p. 461c468 ; « Réveil spirituel », p. 469- 476; « Lecture solennelle de la loi de Dieu », p. 503-508 ;” Œuvre de réforme », p. 509-516.

« Le temps de détresse, par lequel passera le peuple de Dieu, exigera une foi inébranlable. Il devra montrer que seul le Seigneur est l’objet de son adoration. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 390.

« Les chrétiens de profession courent un grave danger lorsque, pour exercer une influence sur les mondains, ils croient devoir, dans une certaine mesure, se conduire comme eux. Mais si cette manière d’agir semble offrir des avantages, elle aboutit toujours à un naufrage spirituel. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 431. C’est nous qui soulignons.

« Dans la réforme qui doit s’opérer de nos jours, il faut des hommes qui, comme Esdras et Néhémie, n’atténueront ni n’excuseront le péché, […] ils ne le recouvriront pas du manteau d’une fausse charité. [ … ] Ils sauront aussi que l’Esprit du Christ se manifestera toujours chez celui qui dénonce le péché. »  -Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 513.

A méditer

•  Lisez les prières d’intercession pour l’Église adventiste du septième jour rédigées pour la leçon de jeudi. Que nous enseignent­-elles? Quel est actuellement, à votre avis, le plus important besoin de l’Église ?

• Quels enseignements pouvons–nous retenir des pionniers de notre Église ? Quelles leçons spirituelles pouvons–nous ainsi retenir de notre histoire ?

• Comment la façon d’agir de l’Église dans ses efforts pour atteindre la culture environnante risque-t-elle de compromettre des vérités essentielles ? Pourquoi sommes-nous souvent aveugles lorsque nous nous trouvons dans une telle situation?

• Alors que le danger du compromis est toujours présent quand nous cherchons à être efficaces, il est aussi présent quand nous ne sommes pas conscients que certaines de nos croyances ou de nos pra­tiques ont peut-être besoin d’être redéfinies ou changées. Comment pouvons-nous faire la distinction entre ce qui est immuable et ce que nous pouvons et devrions modifier avec le temps ? 

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Leçon 9 : Les prophètes et l’adoration

LEÇON 9

Les prophètes et l’adoration

« Ne mettez pas votre confiance dans des paroles mensongères »

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Es 1.11-15; 6.1-8; 44; 58.1-10; Jr 7.1-10; Mi 6.1-8.

Verset à mémoriser: « Qui est comme moi? Qu’il crie! Qu’il l’annonce et m’expose tout ce qui s’est passé depuis que j’ai fondé le peuple d’autrefois! Et qu’ils annoncent aussi ce qui est à venir, ce qui doit encore arriver ! » (Es 44.7)

Un auteur russe, Ivan Tourgueniev, place ces mots dans la bouche d’un personnage d’un de ses livres : « La vie de cha­cun d’entre nous ne tient qu’à un fil, un abîme peut s’ouvrir tout grand sous nos pas à chaque instant, et cependant, nous pour­suivons notre chemin pour nous inventer toutes sortes d’ennuis et gâcher notre vie. » Fathers and Sons, New-York (NY), Signet Classics, 2005, p. 131 (en français, Pères et fils, Livre de poche, éd. Gallimard, Paris, 2008).

Bien sûr, le Seigneur offre une meilleure façon de vivre. Il nous donne l’occasion de le suivre, de l’aimer, de l’adorer, et nous épargne ainsi nombre de problèmes que nous pourrions nous attirer.

Cependant, affirmer simplement suivre le Seigneur ne correspond pas vraiment à ce que représente la vie chrétienne. Cette semaine, nous examinerons les déclarations de quelques prophètes à propos de ceux qui pensent que leur adoration du vrai Dieu, dans le véritable temple, le vrai jour du sabbat, est la seule chose importante, quelle que soit la façon dont ils vivent le reste de la semaine. Comme le montrent les prophètes, cela nous conduit à toutes sortes de problèmes.

 

*Étudiez cette leçon de la semaine pour le sabbat 27 août.

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DIMANCHE 21 août, 2011

Un millier de béliers ?

À la différence des autres religions, la religion de la Bible (les deux Testaments) enseigne le salut par la grâce seule. Rien de ce que nous pouvons accomplir ne nous rend assez bons pour être acceptés par Dieu. Nos bonnes œuvres, qu’elles soient bien intentionnées ou inspirées par l’Esprit, ne peuvent jamais surmonter le gouffre placé par le péché entre Dieu et l’humanité. Si les bonnes œuvres pouvaient nous sauver et expier le péché, payer notre dette à Dieu, réunir l’humanité déchue à Dieu, alors Jésus n’aurait jamais eu besoin de mourir pour nous, et le plan du salut aurait été quelque chose de radicalement différent.

Ainsi, seule la mort de Jésus qui nous est créditée par la foi et sa justice acquise par sa vie, donnée à tous ceux qui l’acceptent vraiment, peut sauver le pécheur. Le péché est si mauvais, si contraire aux prin­cipes de base du gouvernement de Dieu fondé sur l’amour et le libre choix, qu’il a fallu la mort du Christ pour résoudre le problème créé par le péché.

Cela dit, la Bible déclare clairement que toutes nos pensées, nos paroles et nos actions ont de l’importance et révèlent la réalité de notre expérience avec Dieu.

Gardant cela à l’esprit, lisez Mi 6.1-8. Que relève le prophète ici, en particulier à propos des sacrifices (en mesure pendant le service de culte en Israël), symboles du plan du salut? Comment ses déclarations peuvent-elles s’appliquer à nous aujourd’hui? Voir aussi Dt 10.12,13.

Ceux qui prétendent être enfants de Dieu mais qui ne se montrent pas justes et miséricordieux à l’égard de leurs compagnons agissent avec l’esprit de Satan, quelle que soit leur piété dans l’adhésion aux diverses formes d’adoration. Par ailleurs, ceux qui marchent hum­blement avec Dieu ne négligeront pas les principes de justice et de miséricorde, pas plus qu’ils ne mépriseront les formes convenables d’adoration. Dieu cherche de vrais adorateurs désireux de démontrer l’amour qu’ils lui portent par une vie d’obéissance, motivée par des cœurs humbles. Quel sens peuvent avoir des prières, un style de culte et une théologie corrects, si la personne est méchante, désagréable, arrogante, injuste et sans miséricorde à l’égard d’autrui?

A votre avis, qu’est-ce qui revêt le plus d’importance : une théolo­gie exacte ou des actions justes ? Pouvez-vous avoir une théologie correcte et maltraiter les autres? A quel espoir pouvez-vous vous accrocher si, d’aventure, vous vous reconnaissez dans ces textes?
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LUNDI 22 août, 2011

L’appel d’Ésaïe

Alors qu’Osée, Amos et Michée avertissaient Israël du danger imminent, Juda semblait prospérer sous le règne de plusieurs bons rois. Le roi Ozias (aussi connu sous le nom d’Azaria) était respecté parmi les nations pour son gouvernement sage et ses œuvres (voir 2 Ch 26.1-15). Mais, comme c’est souvent le cas, son succès fut la cause de sa chute. L’orgueil remplaça l’humilité et la présomption prit la place de la dévotion (voir v. 16-21).

Le peuple de Juda semblait aussi prospérer spirituellement. Les ser­vices du temple étaient bien fréquentés, avec une ferveur religieuse bien établie. Cependant, nombre des mêmes maux qui ont affligé le peuple d’Israël ont rapidement corrompu le royaume de Juda. C’est à ce moment-là que Dieu a appelé Ésaïe pour une œuvre particulière.

Lisez Es 6.1-8. Pourquoi, selon vous, Ésaïe a-t-il répondu comme il l’a fait (v. 5) à la vision du Seigneur? Quelle importante vérité « théo­logique» est révélée ici ?

Essayez d’imaginer la réaction profonde d’Esaïe à la révélation de la gloire de Dieu. Il a vu soudainement ses péchés et ceux de son peuple mis en relief par la pureté sans faille et la sainteté majestueuse du Dieu tout-puissant. Il n’est pas étonnant qu’il ait réagi comme il l’a fait. Il est difficile d’imaginer que l’on fasse autrement.

Nous voyons là, déployée sous nos yeux, une vérité fondamentale sur l’état de l’humanité, en particulier au regard de la sainteté et de la gloire de Dieu. Il s’y manifeste une attitude de repentance, un désir de reconnaître son propre état de péché et le besoin de la grâce.

Pensez un moment à ce que seraient vos services de culte s’ils sus­citaient dans le cœur des participants le sentiment de se trouver en présence du Dieu saint, qui les rend profondément conscients de leur condition de pécheur et de leur besoin de sa grâce salvatrice et de son pouvoir purificateur. Imaginez que les chants, la liturgie, les prières et la prédication nous conduisent toujours à la foi, à la repentance, à la purification et au désir de nous écrier « Me voici ; envoie-moi! » C’est ce que le culte devrait être.

Supposez que vous vous trouviez dans la présence physique de Jésus, quelle serait votre réaction? Que diriez-vous? Que feriez-vous? Qu’en est-il de sa promesse rapportée en Mt 28.20? Quelle signi­fication revêt-elle pour nous maintenant, sur un plan pratique? 

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MARDI 23 août, 2011

Plus de vains sacrifices

Il est facile d’oublier que la plupart des écrits de l’Ancien Testament, en particulier les écrits des prophètes, ont été rédigés comme des exhortations, des avertissements adressés au peuple de Dieu de l’al­liance, de ceux qui constituaient la « véritable Église », La plupart de ces gens affirmaient suivre le vrai Dieu, avaient une compréhension de base des vérités bibliques (du moins beaucoup plus que leurs voisins païens), et savaient ce qu’il convenait de dire et de faire au cours du culte. Cependant, comme cela apparaît clairement à quiconque lit les prophètes, tout cela n’était qu’approximatif.

Lisez Es 1.11-15. Comment devons-nous comprendre ce que le Seigneur, qui a institué tous ces services, leur déclare?

La réponse se trouve, vraiment, dans ces quelques versets (Es 1.16- 18), et, à bien des égards, est similaire à la leçon de dimanche sur Michée. Sans nul doute, l’Église existe pour des pécheurs, et si nous devions attendre d’être parfaits avant d’adorer Dieu, alors aucun d’entre nous ne le pourrait.

Mais ce n’est pas ce que la Bible dit ici: Dieu s’intéresse plus à la façon dont nous traitons les autres, en particulier les faibles et ceux qui sont sans défense parmi nous, qu’à toutes sortes de rituels religieux, même ceux qu’il a institués.

Lisez Es 58.1-10. Qu’est-ce qui ne va pas dans le jeûne décrit ici? Comment, selon Dieu, le peuple devrait-il jeûner? Quel enseigne­ment pouvons-nous en tirer, que nous jeûnions ou pas?

Le jeûne est une forme de renoncement à propos duquel Jésus avait beaucoup à dire. Certaines formes de jeûne ne sont rien d’autre qu’un vain spectacle. C’est un symptôme d’hypocrisie qui convoite les privi­lèges de l’obéissance tout en rejetant ses responsabilités. Le renonce­ment à soi, motivé par l’amour pour Dieu, est au service de ceux qui sont dans le besoin. C’est là une forme de jeûne (de renoncement) qui honore Dieu, un mode de vie qui conduit à une forme de culte qu’il ne méprise pas. Tout comme le pécheur est le bénéficiaire d’une grâce et d’un amour immérité, il se doit de dispenser aux autres cette grâce et cet amour. C’est le genre de renoncement qui révèle la foi authentique (Lc 9.23), celle qui est au cœur de l’identité du disciple de Jésus.

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MERCREDI 24 aout, 2011

Des choses qui ne servent à rien?

L’auteur sud-africain Laurens van der Post a écrit un livre à propos de ce qu’il appelait « le poids du non-sens. » C’est ce sentiment qu’ont certaines personnes de la vanité de leur vie, après que tout a été fait et dit. Tôt ou tard, ils mourront, et ceux qui les connaissent également, et leur mémoire sera vite oubliée. Quel sens a donc notre vie, que peut-­elle signifier? Bien souvent, et très facilement, nous pouvons avoir le sentiment que tout ce que nous faisons n’a pas vraiment de sens, pas d’importance durable.

Lisez Es 44 en gardant ces réflexions à l’esprit. Puis, sur les lignes ci-dessous, résumez l’essence de ces versets, en particulier la façon dont ils traitent de la question de l’adoration et de ce que nous pouvons adorer.

Même si une grande partie du livre d’Ésaïe a été écrite pour son époque et dans le contexte de sa culture, considérez la pertinence de ces principes pour notre époque. Le Seigneur, lui seul, est le créateur, le rédempteur. Il est celui qui peut nous-sauver et mériter notre adoration et nos louanges. Ésaïe se moque de ceux qui ont fabriqué des idoles de leurs propres mains, des dieux à leur image, et se sont inclinés ensuite devant elles pour les adorer – des idoles qui « ne servent à rien ».

Et cependant, aussi ridicule et insensé que tout cela puisse paraître, ne sommes-nous pas en danger d’agir de manière similaire, quand nous consacrons nos personnes, nos vies, notre temps et notre énergie à des choses qui, à la fin, « ne servent à rien », qui ne peuvent répondre aux besoins les plus profonds de notre âme, et qui, certainement, ne pourront nous racheter de la tombe à la, fin des temps? Comme il est important de prier et de veiller, de nous examiner nous-mêmes pour savoir si nous sommes dans la foi, comme le déclare l’apôtre Paul (2 Co 13.5) ! Le culte du sabbat, s’il est vécu comme il se doit, peut nous rappeler d’une manière particulière les raisons pour lesquelles nous n’adorons que le Seigneur. Le culte devrait être un temps de rappel de l’importance de la vie, de ce qui vaut la peine d’être fait, et de ce qui est temporaire : « qui ne sert à rien ».

Nous sommes tous conscients du danger d’idolâtrer l’argent, le pouvoir, le prestige, etc. Ne sommes-nous pas en danger de faire des idoles de l’Église, du pasteur, de nos services, ou même de notre fidélité, notre mode de vie ou notre piété? Réfléchissez-y et appor­tez votre réponse à la classe de l’École du sabbat. 

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JEUDI 25 août, 2011

« C’est ici le temple du Seigneur, le temple du Seigneur … »

Le royaume de Juda, au sud, connaissait des hauts et des bas spiri­tuels, des temps de réforme et des temps de véritable apostasie. Mais, très souvent, dans les pires moments de déclin spirituel, on prati­quait des formes de culte et de piété que Dieu n’acceptait pas. Aussi, nous devons être attentifs afin de ne pas tomber nous-mêmes dans les mêmes erreurs.

Lisez Jr 7.1-10. Quel thème étudié cette semaine retrouve-t-on dans ce texte? Comment pouvons-nous appliquer les principes évoqués ici à notre vie et à notre contexte actuels ?

Examinez particulièrement le v. 4. Dans un sens, ceux qui parlaient avaient raison. C’était bien le « temple du Seigneur », le lieu où le nom du Seigneur devait habiter, le lieu où le système sacrificiel – institué par Dieu lui-même – était en place, où les grandes vérités du sacrifice, du salut, de la purification et du jugement étaient enseignées. En effet, Israël était le peuple de l’alliance. Son Dieu était le vrai Dieu, et il dis­posait de plus de lumières et de vérités que ses voisins païens. Rien de tout cela ne peut être remis en cause. Cependant, le Seigneur n’appré­ciait pas l’attitude de son peuple et sa façon de lui rendre un culte. Il considérait comme « des paroles mensongères» la déclaration selon laquelle c’était « ici le temple du Seigneur ». C’était un mensonge, non parce que ce n’était pas le temple du Seigneur, mais parce que les gens pensaient qu’il leur suffisait de venir au temple et d’adorer pour être en sécurité et être sauvés. Ils pensaient bien faire.

Avec toute la lumière reçue de Dieu, de quelle façon, en tant qu’ad­ventistes du septième jour, sommes-nous en danger de commettre les mêmes erreurs que celles du peuple d’Israël? Envisagez des parallèles possibles entre les deux époques et l’éventualité de s’éga­rer de la même manière. Quelles sont les « paroles mensongères » paraissant véridiques, susceptibles de nous conduire à commettre le même type d’erreurs présomptueuses ? 

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VENDREDI 26 août, 2011

Pour aller plus loin: Lisez Ellen G. White, Prophètes et rois, « L’appel d’Ésaïe », p. 231-236;« Ézéchias», p. 253-260; « Délivrance de l’As­syrie », p. 269-282; « Manassé et Josias », p. 293-300; « Jérémie », p.311-322.

« Au temps d’Ésaïe, l’état spirituel de l’humanité était obscurci par son incompréhension à l’égard de Dieu. [ … ]

En perdant de vue le vrai caractère du Très-Haut, les Israélites étaient sans excuse. Dieu se révéla souvent à eux comme celui qui est “miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité” Ps 86.15. » – Ellen G. White,Prophètes et rois, p. 237, 238.

« Dans la vision qui lui fut donnée dans le temple, Ésaïe eut une magnifique révélation du caractère du Dieu d’Israël. “Le Très-Haut, dont la demeure est éternelle et dont le nom est saint”, lui apparut dans toute sa majesté; et cependant, le prophète put comprendre la nature compatissante du Seigneur. » – Ellen G. White, Prophètes et rois, p. 239.

A méditer

• En classe, revenez à votre réponse donnée à la dernière ques­tion de mercredi. Quelles sont les « bonnes» choses dont nous pou­vons faire des idoles? Comment pouvons-nous découvrir ce qui est devenu une idole?

• Penchez-vous davantage sur les questions examinées jeudi. Certaines personnes se rendaient sans cesse au «temple du Seigneur» pour y adorer (voir Jr 7.4), alors que leurs actions étaient en contradiction totale avec la Parole révélée de Dieu. Comment pouvons-nous apprendre à nous garder de tomber dans le même piège? Pourquoi la simple obéissance à la Parole de Dieu joue-t­-elle un rôle si important pour nous protéger de toutes sortes de mensonges?

• Interrogez-vous sur les services de culte de votre Église locale. En sortez-vous avec un sentiment de respect et conscients de la majesté de Dieu au regard de votre condition de pécheur ayant besoin de la grâce? Si ce n’est pas le cas, quel changement envisageable pour­rait aider l’Église à faire, dans une certaine mesure, l’expérience d’Ésaïe (voir la leçon de lundi) ? Pourquoi est-ce si important?

• Combien de temps perdez-vous à faire des choses inutiles?

Comment apprendre à mieux gérer ce temps précieux ? 

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Leçon 8 : Conformisme, compromis et crise dans l’adoration

LEÇON 8

Conformisme, compromis et crise dans l’adoration

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Gn 6.5; Dt 12.8; 13.18; 1 R 11.1-13; 18; Ir 17.5; M13.16 à 4.6.

Verset à mémoriser: « Mais la nourriture solide est pour les adultes, pour ceux qui, par l’usage, ont le sens exercé au discerne­ment du bien et du mal. » (He 5.14)

En 1954, le romancier William Golding, a publié Sa majesté des mouches, une fiction portant sur un groupe d’enfants anglais échoués sur une ile déserte après le crash de leur avion. Golding a employé cette histoire comme une parabole moderne sur le mal inhérent aux êtres humains. Ce qui a fait le succès de ce récit, c’est qu’il s’est servi d’enfants, que l’on se représente comme un modèle d’innocence, pour montrer à quel point la corruption, la méchanceté, l’égoïsme et la violence sont au cœur de l’humanité.

La méchanceté et la déchéance humaine ne sont pas une découverte pour les chrétiens. La Bible est sans équivoque à ce sujet. Cependant, le fait de savoir ce qu’est le mal est une question controversée.

Cette semaine, tout en continuant de considérer la question de l’adoration, nous examinerons un certain type de méchanceté qui produit des effets dévastateurs sur le peuple de Dieu et sur l’humanité en général. Nous pouvons en remarquer les effets sur l’ancien Israël, et nous devons envisager dans quelle mesure nous sommes susceptibles de succomber également à cette méchanceté.

*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 20 août.

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DIMANCHE 14 août, 2011

Avec d’autres yeux

Lisez les textes suivants. Quel en est le point commun? Pourquoi est-il important pour nous de garder cela en mémoire? Gn 6.5 ; Ir 17.5 ; Jn 2.25; Rm 3.9-12. Qu’y a-t-il dans votre culture qui peut vous conduire à oublier cette vérité fondamentale?

Tout au long des Écritures, nous sommes avertis que le cœur humain est trompeur, les gens corrompus, qu’il ne faut pas regarder aux autres et que personne n’est prémuni contre le mal, à l’exception de Jésus qui n’a jamais péché.

On n’a d’ailleurs pas besoin des Écritures pour s’apercevoir à quel point l’humanité est corrompue. L’histoire, les quotidiens, les infor­mations, même nos foyers et parfois notre cœur devraient suffire pour nous faire prendre conscience de l’état de décrépitude morale de l’hu­manité. Il est effrayant de penser qu’un être aussi parfait que Lucifer ait pu choisir le mal, même dans l’environnement tout à fait pur du ciel; que d’autres êtres parfaits, tels Adam et Ève, aient pu opter pour le mal, même dans le cadre idéal du jardin d’Éden. Alors, combien plus nous-mêmes! Nous sommes nés avec une nature corrompue et déchue et nous vivons dans un environnement identique. Il n’est pas étonnant que le mal nous atteigne si facilement, si naturellement. Il fait partie intégrante de nos gènes.

Nous devons prendre garde, cependant, à notre compréhension de la nature du mal. Certaines choses sont si manifestement mau­vaises que n’importe qui, croyant en Dieu ou pas, pourrait les identi­fier. Mais le mal peut être plus subtil. Des choses que le monde, notre culture ou notre milieu social reconnaissent comme bonnes, normales, « dans l’ordre des choses », pourraient être précisément ce que la Bible condamne comme erronées, entachées de péché, mauvaises.

Comparez Dt 12.8 avec Dt 13.18. Quelle différence décisive est faite là? Pourquoi est-il si important de la saisir?

Quelles choses non condamnées par la société sont-elles clairement condamnées par la Bible? Dans quelle mesure la société a-t-elle influencé l’Église ou vous-même en rapport avec ces questions ? Quelles situations les Écritures condamnent-elles clairement et que l’Église peut prendre à la légère en raison de l’influence de la société? Apportez vos réponses à la classe de l’école du sabbat. 

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LUNDI 15 août, 2011

L’art (et la faute) du compromis

On dit que la politique est l’art du compromis. Le terme d’art dans ce cas est très important, car le compromis peut être une action très subtile et pleine de nuances. Un bon politicien peut amener les gens à concéder certains points, nuancer leurs positions, et souvent sans même qu’ils s’en rendent compte. Dans ce contexte, il ne fait aucun doute que Satan est le meilleur politicien qui soit.

Dans toute la Bible, nous trouvons des exemples de ce mal qu’est le compromis, bien qu’il ne soit pas toujours mauvais. Dans un certain sens, la vie elle-même est une sorte de compromis. Mais ce dernier devient une manifestation de la corruption humaine quand ceux qui devraient avoir la meilleure connaissance se détournent de la vérité offerte par Dieu.

Lisez 1 R 11.1-13. Quels sont les faits? Comment Salomon en est-il arrivé à agir si mal? De quelle façon, cette apostasie a-t-elle affecté le culte, la foi et l’ensemble du système religieux d’Israël? Quelles leçons tirer de cet épisode sur la question du compromis?

La phrase la plus révélatrice de cet ensemble de textes est sans doute celle-ci : « Au temps de la vieillesse de Salomon, ses femmes incli­nèrent son cœur vers d’autres dieux.» (1 R 11.4) Autrement dit, ce n’est pas arrivé du jour au lendemain. Cet homme fidèle, consacré et pieux ne s’est pas soudainement, sans raison, détourné du Seigneur. Le changement s’est fait petit à petit, un compromis par-ci, un autre par-là, chaque pas l’éloignant jusqu’au point d’agir d’une manière telle que le Salomon d’autrefois en aurait été horrifié.

Voyez aussi l’influence de ces compromis sur l’adoration en Israël. Ils ont eu un impact négatif qui a perduré pendant des générations et au-delà.

Ici et là, vous entendez parler de personnes qui ont quitté l’Église adventiste il y a des années, ont coupé complètement les relations avec elle, puis sont revenus. Ils sont alors choqués par les change­ments constatés dans des domaines comme la théologie, les prin­cipes de vie, le culte. Ceux-ci ne sont pas toujours mauvais mais peuvent l’être dans certains cas. Comment percevoir la différence ? 

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MARDI 16 août, 2011

Une parodie du culte

Dans 1 R 11, le prophète Ahiya s’approcha de Jéroboam, le serviteur de Salomon, pour lui délivrer un message selon lequel il deviendrait le roi de dix des tribus d’Israël (v. 26-31). Mais le prophète a averti Jéroboam que son succès dépendrait de sa fidélité aux commande­ments de Dieu (v. 37, 38).

Malheureusement, Jéroboam n’a entendu que ce qu’il voulait bien entendre et a rapidement oublié les conditions de succès. Il était bien trop disposé à la révolte (1 R 12.16-20), si bien qu’immédiatement, il fit le nécessaire pour que ses sujets ne retournent plus à Jérusalem pour adorer.

Lisez 1 R 12.25-27. Que nous dit ce texte sur le pouvoir et l’influence possible du culte sur l’esprit humain ?

Examinez le récit de l’établissement, par Jéroboam, d’une contrefaçon du culte à Yahvé qui a finalement séparé Israël de l’adoration du vrai Dieu à Jérusalem (1 R 12.25-33). Notez combien ce culte res­semblait à celui du vrai Dieu et cependant contredisait la plupart des enseignements de Yavhé.

1. Il offrait des sacrifices et établissait des prêtres qui n’étaient pas des lévites (v. 31-33).

2. Il fit des veaux d’or l’objet d’un culte (v. 28).

3. De Béthe1, il fit un lieu de culte païen (v. 29).

4. De Dan, aussi (v. 29).

5. Il institua une fête des tabernacles rivale (v. 32).

6. Il établit des hauts lieux (v. 31).

La fausse monnaie ne peut induire en erreur que si elle ressemble à la vraie. Ainsi, Jéroboam savait que son culte devait avoir les mêmes élé­ments cultuels que ceux auxquels le peuple était habitué. Finalement, il déclara en désignant les veaux d’or : « Voici tes dieux, Israël, ceux qui t’ont fait monter d’Égypte! ” (12.28)

Il est trop faille de considérer l’histoire du peuple d’Israël et de s’étonner en disant : « Comment ont-ils pu tomber dans une apos­tasie aussi flagrante ? » Les êtres humains ont tendance à se tromper eux-mêmes (cela fait partie de notre nature déchue), et nous nous méprenons nous-mêmes si nous pensons être moins vulnérables. Examinez-vous vous-mêmes ainsi que votre style de vie et votre façon d’adorer. Ne trouvez-vous pas, sincèrement, que vous n’êtes pas tellement différents des enfants d’Israël? Et êtes-vous prêts, s’il le faut, à opérer des changements ?

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MERCREDI 17 août, 2011

Élie et les prophètes de Baal

Les choses allèrent de mal en pis dans le nord, sous le règne d’Achab et de Jézabel, en particulier à propos de l’adoration. C’est dans ce contexte (voir 1 R 17-19) que survint la célèbre confrontation entre Élie et les prophètes de Baal. On peut y voir jusqu’où le compromis les a conduits.

Lisez 1 R 18. Notez la différence entre «le style d’adoration» d’Élie et celui des faux prophètes. Quelles leçons pouvons-nous en tirer qui soient significatives pour l’ensemble de la question du culte aujourd’hui ?

Quelle scène ! Les prophètes de Baal gémissent, bondissent, pleurent (quel genre de musique devait accompagner leur rituel !), prophé­tisent, se font des incisions et répandent leur propre sang en adorant Baal.

C’était certainement des gens surexcités, dont le zèle et la passion pour leur foi et leur dieu attestaient de la sincérité de leur croyance.

Aujourd’hui aussi, certains services de culte chrétiens pourraient parfois faire penser à cette situation: beaucoup d’émotion, d’excita­tion et de bruit. Si nous ne souhaitons pas avoir des services de culte qui ressemblent à des enterrements, nous ne souhaitons pas non, plus qu’ils nous rappellent celui des prêtres de Baal au mont Carmel. Certains pensent que plus ils font de bruit, plus la musique est forte, plus ils provoquent d’excitation et d’émotion, meilleur est le service de culte. Cependant, ce n’est pas là la raison d’être de l’adoration.

Vraisemblablement, l’une des leçons les plus importantes de ce récit, c’est que toute adoration doit être orientée vers le véritable Seigneur, vers le créateur. La véritable adoration doit être fondée sur la Parole de Dieu, elle doit orienter l’adorateur vers le Seigneur et son action dans l’histoire. A l’inverse du vacarme des prêtres de Baal, Élie s’est contenté d’une simple prière : « Réponds-moi, Seigneur, réponds-moi, afin que ce peuple sache que c’est toi, Seigneur, qui est Dieu» (v. 37). Ce ne fut pas un «show», un spectacle mis en place par Élie. Il s’agissait d’adorer le vrai Dieu, différemment de tous les autres cultes, quelles que soient leurs formes.

Nos services de culte devraient toujours confronter les participants à la question posée par Élie à Israël: «Alors Élie s’approcha de tout le peuple et dit: Jusqu’à quand sauterez-vous d’un pied sur l’autre? Si c’est le Seigneur (YHWH) qui est Dieu, suivez-le! Si c’est le Baal, suivez-le!» (v. 21).

Notre expérience cultuelle doit nous pousser à sonder nos cœurs pour nous demander vers qui se porte notre amour et notre ferveur : vers le Seigneur ou vers quelque chose d’autre?

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JEUDI 18 août, 2011

Le message d’Élie

” Ils seront à moi […] Ainsi vous verrez de nouveau la différence entre un juste et un méchant, entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas. » (M13.17,18)

Tout le drame de la confrontation entre Élie et les 150 prophètes sur le mont Carmel, se ramène à une question posée au peuple assemblé avec ces derniers : «  Jusqu’à quand sauterez-vous d’un pied sur l’autre? Si c’est le Seigneur (YHWH) qui est Dieu, suivez-le ! Si c’est Baal, suivez-­le ! »  (1 R 18.21). Cependant, aussi particulier qu’ait été le contexte, il s’agit réellement d’une question à laquelle chacun doit répondre pour lui-même : adorons-nous le vrai Dieu, oui ou non? Nous pourrions  « être partagés entre deux opinions » pendant longtemps, mais tôt ou tard, nous nous retrouverons d’un côté ou de l’autre.

À la fin des temps, quand le grand conflit sera achevé, toute l’huma­nité sera partagée à jamais en deux groupes : « entre celui qui sert Dieu et celui qui ne le sert pas » (Ml 3.18). Comme Jésus l’a dit sans ména­gement et si clairement : « Celui qui n’est pas avec moi est contre moi, et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. » (Lc 11.23) Comment cela pourrait-il être plus évident?

En gardant à l’esprit l’histoire d’Élie sur le mont Carmel, lisez Ml 3.16-4.6. Qu’est-ce que le Seigneur nous dit là? Comment comprenons-nous ce  « message d’Elie » dans le contexte des évé­nements des derniers jours et l’ensemble de la question de l’adora­tion? Voir Ap 14.7-12.

Tout comme Jean-Baptiste, dont Jésus a dit qu’il était 1’« Élie qui devait venir » (Mt 17.11-13), était porteur d’un message de réforme, de repentance et d’obéissance, Malachie dit clairement (Ml 4.1, 5) que « Élie » doit encore venir juste avant la fin du péché et du mal. Le livre de l’Apocalypse adresse à la dernière génération un message d’avertissement, un appel à l’obéissance et à l’adoration du Dieu créateur. Comme avec Élie au mont Carmel, les gens auront à faire, de façon spectaculaire, le choix le plus important de leur vie, un choix qui aura des conséquences éternelles. La bonne nouvelle, c’est que bien avant le déroulement de ces événements, nous pouvons faire des choix quotidiens qui nous prépareront à nous mettre du côté du Seigneur quand, parmi les nations, le conflit entre le bien et le mal arrivera à son comble.

Pensez aux choix que vous avez faits ces derniers temps ou ces jours-­ci, dans les plus petites choses. (voirLc 16.10). Au regard de ces choix. (et des compromis qui peuvent se manifester de cette façon), quelle ligne de conduite avez-vous choisie? Réfléchissez aux implications de votre réponse. 

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VENDREDI 19 août, 2011

Pour aller plus loin: Lisez Ellen G. White, Prophètes et rois, « Jéroboam ». p. 71-76; «Élie, le Thischbite », p. 85-92; « Sévères paroles de reproches », p. 93-104 ; « Le mont Carmel », p. 105-112.

« L’apostasie qui règne de nos jours ressemble étrangement à celle qui florissait au temps d’Elie. » – Ellen G. White,Prophètes et rois, p. 125, 126.

« Dieu possède des milliers de fidèles qui n’ont point fléchi le genou devant Baal […] Il en est un grand nombre qui ont adoré Baal par ignorance, mais chez lesquels l’Esprit de Dieu lutte toujours. » – Idem, p.126.

A. W. Tozer, un prédicateur bien connu du XXe siècle (décédé en 1963), a souvent prêché contre le « dieu du divertissement », laissant entendre que, malgré tous les efforts de l’Église, elle ne pourra jamais faire concurrence au monde et à ses idées sur le sujet. C’est la croix de Jésus-Christ, déclare Tozer, et non le divertissement, qui gagnera des âmes au Christ. Voir A. W. Tozer, Tozer On Worship and Enter­tainment, compilation de James L. Snyder, Camp Hill (Pn), Wing Spread Puhlishers, 1997, p. 108, 109.

À méditer

• Discutez en classe de votre réponse de dimanche. Dans quelle mesure notre société a-t-elle influencé le point de vue de l’Église sur les questions morales actuelles ?

• Les descriptions du culte de Baal laissent entendre qu’il était très distrayant, ce qui peut expliquer sa popularité. Comment pou­vons-nous restaurer le sens du respect et de la révérence pour Dieu dans notre adoration, plutôt que d’encourager les attentes de diver­tissement ?

• Comment l’Église adventiste a-t-elle changé au cours des Vingt dernières années ? Selon vous, en quoi s’est-elle améliorée ou pas ? Dans vingt ans, à quoi l’Église adventiste du septième jour pourrait­-elle ressembler ? Essayez d’imaginer ce que sera le service de culte de votre Église locale.

• Pensez à la façon dont le peuple d’Israël est tombé radicalement dans l’apostasie. Cela ne s’est pas fait en une nuit. Sachez que le diable est très patient. Comment pouvons-nous nous garder, ainsi que l’Église dans son ensemble, de suivre lentement mais sûrement la même voie qu’Israël ? 

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Leçon 7 : L’adoration dans les psaumes

LEÇON 7

L’adoration dans les psaumes

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Ps 20.3; Ps 49; Ps 54.6; Ps 73 ; Ps 78.1-8; Ps 90.1,2; Ps 100.1-5; Ps 141.2.

Verset à mémoriser: « Comme elles sont chéries, tes demeures, Seigneur (YHWH) des Années! Je m’épuise à force de languir après les cours du temple du Seigneur, mon cœur et ma chair crient vers le Dieu vivant. » (Ps 84.2,3)

Le mot hébreu traduit par« psaume» vient d’une racine qui signifie « chanter avec un instrument d’accompagnement ». Ainsi les psaumes étaient des chants, ils faisaient partie intégrante du culte d’Israël. Bien que nous connaissions la poésie, nous ignorons la musique qui les accompagnait. Il serait captivant d’entendre ces chants, dans leur langue et leur musique originales.

Les psaumes sont riches et profonds, ils couvrent un vaste champ de sujets et d’émotions. Ils traitent aussi bien de l’histoire collective d’Israël que des souffrances personnelles les plus intimes de leurs auteurs. En ce sens, ils nous parlent parce que, même si nous participons en tant qu’Église à la longue histoire qui remonte à Israël, nous sommes aussi des individus avec nos chagrins personnels. Il serait étonnant que l’un d’entre nous ne puisse s’identifier, un jour ou l’autre, à certaines souffrances exprimées dans les psaumes. En même temps, il est important que nous parvenions à saisir également l’espérance qu’ils expriment.

Nous examinerons cette semaine les psaumes et quelques-uns des thèmes qu’ils développent. Nous verrons comment ces sujets sont en rapport avec le culte et leur signification pour nous aujourd’hui.

*Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 13 août.

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DIMANCHE 7 août, 2011

Adorez le Seigneur, notre créateur

Les psaumes de louange décrivent Dieu et expriment pourquoi il est digne d’être adoré. Ils proclament sa grandeur et appellent les adora­teurs à s’avancer pour l’honorer dans la joie.

Quel est le point commun de ces exemples? Ps 90.1, 2; 95.1-6; 100.1-5.

Le psaume 119 est un autre chant de louange au Dieu créateur. Quel est son message essentiel et pourquoi est-il particulièrement important pour nous aujourd’hui, à une époque où nombreux sont ceux qui prétendent que nous n’existons que par l’action de forces naturelles et aléatoires?

Notez comment le psalmiste passe directement de la description de la gloire de Dieu révélée dans les cieux à sa Parole révélée. Cette transi­tion abrupte est intentionnelle. Lisez Jn 1,1-3; Col 1.16, 17; He 1.1-3.Quelle grande vérité est soulignée par le psalmiste?

Le même Dieu qui a créé le monde par sa Parole a également donné les lois morales, physiques et sociales qui gouvernent la famille humaine. L’Ancien Testament identifie clairement Dieu comme le créateur de l’univers et l’auteur des lois écrites. Les auteurs du Nouveau Testament voient aussi en Jésus le créateur et l’auteur de la loi en tant que Parole faite chair ayant vécu parmi ses créatures, afin de leur révéler le Père et de mourir comme leur substitut. De ce fait, lui aussi mérite notre adoration et notre louange.

Ainsi, nous voyons dans les psaumes un des principes fondamen­taux de l’adoration tel qu’il apparaît dans le message du premier ange (Ap 14.7). Nous adorons le Seigneur parce qu’il est notre créateur, et son rôle de rédempteur est directement lié à celui-ci (Ap 14.6). Créateur et rédempteur, si ces raisons ne sont pas suffisantes pour le louer et l’adorer, qu’est-ce qui l’est?

Comment pouvez-vous chercher à mieux connaître le Seigneur à travers son œuvre créatrice ? 

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LUNDI 8 août, 2011

Un jugement depuis son sanctuaire

De nombreux psaumes ont été écrits pour le culte public et beau­coup d’autres sont constitués de prières inspirées par la détresse ou des souffrances personnelles. Ces lamentations contiennent une descrip­tion typique du problème connu par celui qui souffre. C’est un appel à l’aide de son auteur, une expression de sa confiance ou de sa raison d’espérer en Dieu.

Au Ps 73, le requérant se révolte de ce que les méchants prospèrent et sont à l’aise alors qu’il souffre d’être confronté à l’injustice.

Lisez la complainte du psalmiste au Ps 73. Qu’est-ce qui ra fait changer d’attitude à l’égard de son problème? Quel enseignement pou­vons-nous en tirer pour nous, adventistes du septième jour, pour notre compréhension du ministère du Christ dans le sanctuaire céleste, et des vérités sur Dieu et le plan du salut que ce ministère révèle? Voir Dn 7.9,10,13,14,25,26.

Le jugement dans les psaumes, comme dans la Bible en général, est une épée à deux tranchants: il sert à punir les méchants et à défendre les humbles et les opprimés (Ps 7.9,10; 9.7-12; 75.2; 94.1-3, 20-22; 98.9). Au Ps 68.25, les méchants sont décrits comme voyant Dieu entrer dans le sanctuaire en grande procession. Le trône de Dieu représentant la justice et la grâce est symbolisé par l’arche de l’alliance dans le lieu très saint du sanctuaire. Ainsi le sanctuaire, lieu de culte, devient un refuge pour ceux qui sont dans la détresse.

Ici encore, nous retrouvons le thème du jugement contenu dans le message du premier ange: « Il disait d’une voix forte: Craignez Dieu et donnez-lui gloire, car l’heure de son jugement est venue. » (Ap 14.7) L’une des choses qui rendent Dieu si digne de notre adoration, c’est que nous pouvons réellement avoir l’assurance qu’à la fin, non seulement le jugement viendra, mais qu’il sera juste et équitable, sans rap­port avec la justice faillible et imparfaite pratiquée dans les meilleures cours humaines. Depuis la mort d’Abel, dont le sang répandu crie vers Dieu (Gn 4.10), jusqu’à nos jours et ce, jusqu’au dernier jour de l’histoire humaine, les crimes, les injustices et l’arbitraire de ce monde réclament justice. La bonne nouvelle, c’est d’avoir la possibilité d’être assurés que Dieu, en temps voulu et à sa façon, rétablira toutes choses, aussi difficile qu’il soit pour nous de l’entrevoir et de le comprendre maintenant (voir 1 Co 4.5).

Avez-vous été témoin de quelque injustice? Avez-vous été vous-même traité injustement? De quelle façon pouvez-vous avoir confiance en Dieu, dans la promesse d’une justice finale équitable qui manque tellement à notre monde aujourd’hui ? 

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MARDI 9 août, 2011

« Semblable aux bêtes qui périssent »

Comme nous l’avons vu hier, et comme nous le comprenons très bien, un nombre invraisemblable d’iniquités et d’injustices règnent dans ce monde. Un pourcentage relativement petit vit dans le luxe, alors qu’une large majorité lutte pour assurer difficilement son exis­tence. Le fossé entre riches et pauvres s’agrandit régulièrement, et le plus grave, c’est que bien souvent le riche s’enrichit en exploitant le pauvre. À travers toute la Bible, Dieu a dénoncé ces profits et cette injustice. Ceux qui sont responsables d’une telle exploitation et ne s’en repentent pas pour s’en détourner auront à rendre des comptes importants au jour du jugement.

Lisez le Ps 49Quel lien fait-il avec la lecture d’hier? Quel est le mes­sage fondamental de ce psaume? Où y trouvons-nous l’évangile et l’espérance finale ?

Il est si facile de se laisser attirer par les choses du monde, en parti­culier si vous avez de nombreux biens comme les riches en possèdent ! Oui, comme dit le psalmiste, et comme nous devrions tous le savoir, les choses de ce monde sont extrêmement éphémères et se perdent très facilement. En une nuit, tout ce pour quoi vous avez peiné, tout ce à quoi vous avez tenté d’aboutir, tout ce qui revêt tant d’impor­tance pour vous peut être emporté, perdu, détruit. Nous vivons tous au bord d’un précipice, au moins dans cette vie. Heureusement, comme le montre le psaume, et comme l’atteste le reste de la Bible, cette vie ici-bas ne représente pas tout.

Examinez les v. 7-9 du même psaume. Que déclarent-ils au regard du contexte ? Comment ce texte démontre-t-il que tous, riches ou pauvres, nous dépendons finalement de Dieu pour notre salut?

Vous est-Il arrivé d’être jaloux de ceux qui ceux qui possèdent plus que vous? Si oui, pourquoi est-il si important de confier ces senti­ments au Seigneur? Comment de tels sentiments peuvent-ils inter­férer avec votre vie spirituelle, votre relation avec Dieu et votre foi en général? Comment, en vous concentrant sur Jésus, la croix et le salut, pouvez-vous être libérés de la tyrannie de la jalousie? 

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MERCREDI 10 août, 2011

Le culte et le sanctuaire

« Que ma prière te soit offerte comme l’encens, et l’élévation de mes mains comme l’offrande du soir! »(Ps 141.2). Quelle image est employée ici ? Que souligne ce verset ?

Tout le service du sanctuaire de l’Ancien Testament est centré sur le concept du sacrifice. Cependant, l’ennemi des âmes en a perverti une grande partie, au point même que certains ont sacrifié leurs propres enfants pour (pensaient-ils) apaiser la colère de Dieu (ou des dieux). Mais le système sacrificiel avait pour but d’annoncer la mort de Jésus en faveur de l’humanité. Il avait pour objectif de montrer l’inutilité de nos œuvres pour nous sauver, que le prix du péché était la vie d’une victime innocente, et que le Seigneur avait un plan à travers lequel le pécheur pouvait être pardonné, purifié et accepté par sa grâce.

Il n’est donc pas étonnant que de nombreux psaumes, si importants pour le culte d’Israël, aient employé des images et des exemples tirés du service du sanctuaire. Voir Ps 20.3; 43.4; 51.19; 54.6; 118.27; 134.2; 141.2.

Étudiez le service du sanctuaire: le sacrifice des animaux, le service des prêtres, les éléments du parvis, des lieux saint et très saint. Quelles vérités importantes pouvons-nous tirer de ce système terrestre et temporaire sur l’œuvre de Jésus en notre faveur? Pourquoi ces vérités doivent-elles être au centre du culte rendu au Seigneur ?

Lisez Ps 40.6-8 et He 10.1-13. Comment l’auteur de l’épître aux Hébreux fait-il le lien entre Ps 40.8 et le système sacrificiel ?

L’auteur souhaite souligner que notre salut est obtenu à travers le Christ et non à travers un animal. Il n’y a de pardon du péché qu’en Jésus-Christ. Tout le système terrestre n’était qu’une préfiguration de ce que Jésus allait faire pour l’humanité. L’auteur de l’épître déclare à ses destinataires, majoritairement composés de Juifs convertis, qu’ils doivent se détourner du système terrestre pour porter leur attention et leur ado­ration sur Jésus. En d’autres termes, bien que l’ensemble du service du sanctuaire fût orienté vers le Christ, les croyants avaient besoin de quitter le symbole pour s’attacher à la réalité, c’est-à-dire à Jésus et à son minis­tère en leur faveur dans le sanctuaire céleste après sa mort rédemptrice.

Comment pouvons-nous avoir la certitude que notre culte et les éléments qui le composent ne constituent pas une fin en soi ? Comment avoir l’assurance que tous les aspects de notre culte nous orientent vers Jésus et son œuvre en notre faveur? 

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JEUDI 11 août, 2011

Craignons d’oublier!

Trois des plus longs psaumes, les Ps 78, 105, et 106, sont des hymnes importants qui devaient être chantés ou récités pour rappeler à Israël la façon dont Dieu l’avait conduit par le passé.

Lisez Ps 78.1-8. Selon ce passage, pourquoi Dieu désire-t-il que son peuple se souvienne de son histoire?Lisez aussi Dt 6.6-9, 1 Co 10.11. Comment pouvons-nous faire usage du même principe et nous l’appliquer à nous-mêmes, dans notre contexte et notre expé­rience personnels, si différents des leurs?

L’histoire est l’un des moyens à travers lesquels Dieu se révèle. Cependant, chaque génération doit faire une expérience nouvelle avec Dieu, fondée sur cette histoire. C’est pourquoi, non seulement la musique, mais aussi la proclamation de la Parole de Dieu dans le culte est vitale pour les anciennes comme les nouvelles générations afin qu’elles se rappellent comment Dieu les a conduits par le passé. Selon le Ps 78, les erreurs de l’histoire ne doivent pas se répéter, et en même temps elles réconfortent en remettant en mémoire la géné­reuse attitude de Dieu à l’égard de son peuple indiscipliné. Il semble y avoir une urgence dans cette impérative promesse : « Nous dirons à la génération future les louanges du Seigneur, nous raconterons sa puissance  » (v. 4). Le Ps 105.2 nous invite à « chanter pour lui, jouer des psaumes pour lui ! » et à réfléchir à (NBS) ou parler de (Segond) « tous ses actes étonnants ! ».

Le poème le plus long du psautier, le Ps 119, contient le fréquent refrain « enseigne-moi tes statuts », montrant l’importance des Écritures pour inculquer une conduite pieuse et la justification. Paul s’en fait l’écho quand il dit au jeune prédicateur Timothée: « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour réfuter, pour redresser, pour éduquer dans la justice. » (2 Tm 3.16)

Paul charge Timothée de « prêcher la Parole » (2 Tm 4.2). Négliger de prêcher la Parole dans le culte, c’est édulcorer la puissance de l’Évangile qui peut atteindre les cœurs, changer les vies et enrichir l’expérience cultuelle des croyants.

Vous est-il souvent arrivé de faire l’expérience de l’action merveilleuse et miraculeuse de Dieu dans votre vie, pour l’oublier peu après et manifester de la crainte ou manquer de foi quand survient une crise ? Comment pouvez-vous apprendre, dans votre-culte personnel ou à l’Église, à garder fraîchement en mémoire la façon dont Dieu vous a conduit dans votre vie ? Pourquoi est-il si important de le faire?

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VENDREDI 12 août, 2011

Pour aller plus loin: Lisez Ellen G. White, Patriarches et prophètes, « La création» p. 21-28, Éducation, « Poésie et chant» p. 181-192; Testimonies For the Church, vol. 8, « Forgetfulness» p. l07-115.

« Le livre des psaumes joue un rôle unique dans la Bible. [Les psaumes] fonctionnent dans les Écritures comme le battement du cœur de la religion d’Israël. Dans ce livre de prières, le peuple de l’al­liance trouve son échelle pour monter au ciel. Il part du plus profond de l’agonie du cœur humain pour atteindre les joies les plus élevées de la communion avec Dieu. Les lamentations et les cris de désespoir se mêlent aux hymnes de reconnaissance et de louange. [ … ] Cet échange vivant entre l’homme et Dieu est certainement la raison la plus pro­fonde pour laquelle le livre des Psaumes a été apprécié comme le joyau le plus estimable de la Bible hébraïque pour ceux qui ont cherché Dieu à travers les siècles. » De plus, « ils [les psaumes] dévoilent le cœur même de Dieu. [ … ] Ces exemples inspirés nous montrent comment Dieu désire que nous répondions par la foi aux authentiques révéla­tions sur lui-même et sur ses actions dans les livres de Moïse. » – Hans K. La Rondelle, Deliverance in the Psalms, Berrien Springs (Mi), 1re édition, 1983, p. 3, 4.

A méditer

• Il est vrai qu’il nous faut avoir confiance en la justice de Dieu, lors du jugement dernier à la fin des temps, tout comme nous croyons en r espérance et en la promesse. Cela signifie-t-il que nous n’avons pas à travailler pour la justice puisque nous savons qu’elle sera finalement établie par Dieu? Comment maintenir un juste équilibre entre la recherche de la justice ici et maintenant, et l’assu­rance qu’elle se réalisera un jour?

• Prenez le temps d’échanger sur la question posée à la fin de la page de mercredi à propos du culte et des formes de culte dans l’Eglise. Comment est-il possible que la musique, la prédication, la liturgie, etc., soient formelles, ordinaires, au lieu d’être des moyens de nous orienter vers le Seigneur? Nous pouvons si souvent confondre les symboles avec la réalité même de ceux-ci ! Comment se protéger de ce danger dans nos services d’adoration?

• Comment améliorer nos services de culte afin de magnifier le Christ constamment?

• Quels sont vos psaumes favoris? Pourquoi les aimez-vous et que vous révèlent-ils sur le Seigneur ?

• Si votre communauté ne chante aucun psaume au cours du culte, demandez à un musicien de composer une musique qui puisse accompagner un psaume pour ce moment d’adoration. 


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Leçon 6 : Adoration et chants de louange

LEÇON 6

Adoration et chants de louange

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: 1 Ch 16.8-36; Ps 32.1-5; 51.1-6, 17; Ph 4.8; Ap 4.9-11 ; 5.9-13.

Verset à mémoriser: « Chantez à l’Éternel un cantique nouveau! Chantez à l’Éternel, vous tous, habitants de la terre! » (Ps 96.1)

L

a vie du roi David est rapportée dans la Bible pour de nombreuses raisons: non seulement parce que sa vie et son règne occupent une partie importante de l’histoire d’Israël, mais aussi parce que nous pouvons tirer de nombreuses leçons, tant de ses bonnes œuvres que de ses mauvaises.

Nous allons commencer cette semaine en nous servant de quelques exemples de la vie de David, pour approfondir davantage la question de l’adoration: ce qu’elle signifie, comment la pratiquer et ce qu’elle devrait nous apporter. Car en David, nous pouvons trouver de nombreux exemples d’adoration, de chants et de louanges. Ces éléments ont occupé une place importante dans sa vie et dans son expérience avec le Seigneur.

Il doit en être de même pour nous, si nous nous rappelons sans cesse que le message du premier ange est un appel à l’adoration’. Que signifie « adorer» ? Comment nous y prenons-nous? Pourquoi le faisons-nous ? Quel rôle joue la musique dans le culte? Qu’est-ce qui distingue la vraie adoration de la fausse?

Tous ces thèmes, nous souhaitons les aborder sous différents angles, au cours de ce trimestre où nous tenons compte de cet appel: « Venez, prosternons-nous et humilions-nous, fléchissons le genou devant l’Eternel, notre créateur! Car il est notre Dieu, et nous sommes le peuple de son pâturage, le troupeau que sa main conduit … » (Ps 95.6, 7).

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 6 août. 

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DIMANCHE 31 juillet, 2011

Entre Saül et David

Lisez les épisodes suivants de la vie de David avant qu’il devienne roi: 1 S 16.6-13; 17.45-47; 18.14; 24.10; 26.9; 30.6-8. Que nous disent-­ils sur David?

Dieu a choisi Saül comme premier roi d’Israël parce qu’il satisfaisait aux critères du peuple. Mais quand il a choisi David pour être le roi suivant, il a rappelé à Samuel qu’il regardait au cœur (1 S 16.7).

David était loin d’être parfait. En fait, on pourrait dire que ses défaillances morales ont été plus sérieuses que les péchés, de Saül. Cependant, Dieu a rejeté Saül et a pardonné à David ses pires erreurs, il l’a maintenu sur le trône. D’où vient cette différence?

Voir Ps 32.1-5; 51.1-6; Quel concept décisif très important pour la foi trouve-t-on dans ces textes ?

Dieu s’occupe des affaires de cœur. Non seulement il lit dans le cœur, le centre des pensées, des sentiments et des motivations, mais il peut toucher et changer les cœurs qui s’ouvrent à lui. Le cœur de David s’est montré perméable à la conviction du péché. Il s’est repenti et a accepté patiemment les conséquences de ses fautes. À l’inverse, quelles qu’aient été les confessions publiques qu’il ait faites, il est clair que le cœur de Saül n’était pas soumis au Seigneur. « Cependant le Seigneur, ayant placé sur Saül la responsabilité du royaume, ne l’a pas laissé livré à lui-même. Le Saint-Esprit reposa sur lui pour lui révéler ses propres faiblesses et son besoin de la grâce divine; et si Saül s’était reposé sur Dieu, Dieu aurait été avec lui. Si sa volonté avait été contrôlée par celle de Dieu, s’il s’était soumis à la discipline de l’Esprit, Dieu aurait pu couronner ses efforts de succès. Mais quand Saül a choisi d’agir indépendamment de Dieu, le Seigneur n’a pas pu continuer à le guider, et il fut forcé de le mettre de côté. » – Ellen G. White, Patriarchs and Prophets, p. 636.

Que se passe-t-il quand vous vous donnez des allures qui ne correspondent pas à vos sentiments réels? Que révèle de vous-même votre réponse? 

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LUNDI 1er août, 2011

Un cœur et un esprit brisés

Les sacrifices qui sont agréables à Dieu, c’est un esprit brisé : Ô Dieu! tu ne dédaignes pas un cœur brisé et contrit. (Ps 51.19). Pensez à ces mots de David, mais dans le contexte du culte. (Dans l’ancien Israël, le culte n’était-il pas centré sur le sacrifice ?) Tenez compte de ce que le mot traduit par« contrit» signifie littéralement « écrasé ». Quelle déclaration le Seigneur nous fait-il ici ? Comment associer cette idée avec celle qui nous invite à la joie dans le culte? Pourquoi ces deux concepts ne sont-ils pas nécessairement contradictoires ?

En tant que chrétiens, nous tenons pour acquis (ou au moins nous le devrions) que toute l’humanité est déchue, pécheresse, dégradée. Cette dégradation inclut chacun d’entre nous. Pensez à la différence entre ce que vous êtes et ce que vous auriez pu être; la différence entre ce que vous pensez et ce que vous devriez penser, entre ce que vous faites et ce que vous devriez faire. Lorsque nous réalisons, en tant que chrétiens, quelles sont les attentes de Jésus, étant donné notre nature pécheresse, nous pouvons être découragés. C’est pourquoi notre cœur est brisé et contrit. Celui qui professe être chrétien et ne prend pas conscience de son état est véritablement aveugle; il n’a pas connu la conversion ou l’a perdue de vue.

Cependant, la joie provient du fait qu’en dépit de notre état, Dieu nous aime tellement qu’il est venu pour mourir en s’offrant pour nous. De plus, il met à notre compte sa vie, sa sainteté; et son caractère parfaits. Le thème de « l’évangile éternel» (Ap 14.6) réapparaît. Notre adoration ne devrait pas porter simplement sur notre état de pécheur, mais sur l’étonnante solution apportée par Dieu: la croix. Bien entendu, nous avons besoin de ce cœur brisé et contrit, mais il nous faut sans cesse le situer dans le cadre de ce que Dieu a fait pour nous. En fait, réaliser à quel point nous sommes mauvais doit déboucher sur la joie, parce qu’en dépit de notre état, nous pouvons avoir la vie éternelle. Grâce à Jésus, Dieu ne tiendra pas compte de nos transgressions. C’est là une vérité qui doit toujours se trouver au centre de toute expérience cultuelle, qu’elle soit publique ou privée.

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MARDI 2 août, 2011

David: un chant de louange et d’adoration

La compréhension que David avait de Dieu et du salut qui lui a été offert a orienté non seulement sa vie, mais aussi sa direction spirituelle et son influence sur son peuple. De ses chants et de ses prières émane un profond respect pour le Dieu qu’il aimait et connaissait comme un ami et sauveur personnel.

Selon 1 Ch 16.7, David a présenté à Asaph, son directeur musical, un nouveau chant de reconnaissance et de louange le jour où l’arche a été transportée à Jérusalem. Ce psaume de louange comporte deux aspects importants de J’adoration: la révélation de Dieu comme un être digne d’être adoré, et la réponse appropriée de l’adorateur. Dans ce chant, David appelle les adorateurs à une participation active au culte.

Lisez entièrement le chant suivant en 1 Ch 16.8-36. Notez à quelle fréquence des termes d’action sont employés, en particulier dans la première et la dernière partie du chant : « Remerciez, chantez, invoquez son nom, cherchez le Seigneur, faites connaître, racontez, dites, donnez gloire, proclamez, souvenez-vous et apportez des offrandes. » David énonce aussi là les raisons pour lesquelles Dieu est digne d’être loué et adoré.

y a-t-il des événements du passé que le peuple d’Israël avait à faire connaître aux autres? (1 Ch 16.8,12, 16-22). De quel acte particulier de Dieu devaient-ils se souvenir? (V. 12,15)

Le renouvellement de l’alliance occupe presque un tiers de ce chant de reconnaissance. De quelle manière l’alliance est-elle associée à la louange?

L’alliance contractée par Dieu avec Abraham, Isaac et Jacob était fondée sur sa capacité, en tant que souverain, à faire d’eux une grande nation, à les bénir et à les conduire dans la terre promise. La part qui leur revenait était de l’aimer, de lui obéir et de l’adorer comme leur Père et leur Dieu. Quelle que soit la différence de contexte aujourd’hui, les mêmes principes demeurent.

Méditez sur la façon dont David nous invite à adorer Dieu. A notre époque, dans notre situation et notre contexte de vie, comment ces mêmes idées peuvent-elles se refléter dans notre culte communautaire rendu au Seigneur ? 

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MERCREDI 3 août, 2011

Le chant de David

« Alors que les étoiles du matin éclataient en chants d’allégresse, Et que tous les fils de Dieu poussaient des cris de joie? »  (Jb 38.7)

Le deuxième livre de Samuel, au chap. 22, rapporte un chant composé par David pour louer le Seigneur. (Parcourez le chant, notez-en les éléments clefs, et voyez comment ils sont liés à l’adoration). Le fait à relever ici, c’est que, comme dans de nombreux endroits de la Bible, c’est un chant. Comme dans l’ensemble des Écritures, la musique fait partie intégrante du culte. Selon le texte ci-dessus, les anges ont chanté en réponse à la création du monde.

Lisez Ap 4.9-11 ; 5.9-13; 7.10-12; 14.1-3. Que nous disent ces textes sur ce qui se passe au ciel dans un environnement sans péché ? Quels sont les thèmes développés et que nous apprennent-ils sur l’adoration?

La musique possède le pouvoir de nous toucher et de nous émouvoir plus que tout autre mode de communication. Dans ses dimensions les plus pures et les plus fines, la musique semble nous élever dans la présence même de Dieu. Qui n’a jamais fait cette expérience ?

Quelle a été votre propre expérience sur le pouvoir de la musique? Quel genre de musique écoutez-vous? Celle-ci a-t-elle un impact sur votre relation avec le Seigneur ? 

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JEUDI 4 août, 2011

« Chantez un chant nouveau au Seigneur! »

Malheureusement, bien que nous ayons accès à certains des thèmes et des poèmes des chants divinement inspirés, nous ne connaissons aucune des musiques qui les accompagnaient. Ainsi, faisant usage des dons que le Seigneur nous a accordés (du moins, pour ceux qui les possèdent), nous composons notre musique ou écrivons nos poèmes. Mais, comme nous le savons tous, nous ne le faisons pas dans le vide. Nous adorons dans le cadre de notre culture, qui, dans une certaine mesure, influence notre musique. Cela peut être une bonne ou une mauvaise chose. La difficulté, c’est d’en connaître la différence.

Lisez les textes suivants. Comment nous présentent-ils des principes qui devraient nous conduire dans le genre de musique choisie pour notre culte? 1 Co 10.31 ; Ph 4.8; Col 1.18.

Au cours des années, la question de la musique et des types de musique a été soulevée dans notre Église. Dans certains cas, la musique hymnique a reçu un statut de musique sacrée; dans d’autres cas, il est difficile de dire quelle est la différence entre ce qui est joué dans l’Église et ce qui l’est à l’extérieur, dans le cadre séculier (parce que, franchement, il n’y en a pas !)

L’essentiel pour le culte, c’est que la musique nous attire vers ce qui est le plus noble et le meilleur: le Seigneur. Elle doit faire appel non aux éléments les plus bas, mais les plus élevés de notre être. La musique n’est pas moralement neutre: elle peut nous émouvoir au point de faire l’expérience spirituelle la plus exaltante, ou elle peut être employée par notre ennemi pour nous avilir et nous dégrader, pour développer la convoitise et la passion, le désespoir et la colère. Ce que chacun peut faire, c’est de voir comment certains produits de l’industrie musicale de notre époque témoignent de la façon dont Satan a perverti l’un des merveilleux dons de Dieu à l’humanité.

La musique dans nos services religieux doit offrir un équilibre d’éléments spirituels, intellectuels et émotionnels. La poésie, en harmonie avec la musique, doit élever nos pensées et nous donner envie d’être avec le Seigneur qui a tant fait pour nous. La musique peut nous conduire au pied de la croix et nous aider à réaliser ce qui nous a été donné en Christ. C’est de celle-là dont nous avons besoin.

Certes, les diverses cultures apprécient différemment la musique et les instruments de musique qui varient au sein de notre famille mondiale. Ce qui édifie et encourage ceux de telle culture peut paraître étrange à ceux d’une autre. Quoi qu’il en soit, il est très important de chercher à être conduits par le Seigneur pour faire usage d’une musique appropriée dans nos services de culte.

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VENDREDI 5 août, 2011

Pour aller plus loin : «  Que le sujet soit clair et précis; nos mérites ne peuvent absolument pas modifier quoi que ce soit dans notre position devant Dieu ou dans le don qu’il nous a fait. Si la foi et les œuvres pouvaient nous acquérir le salut, alors Dieu serait l’obligé de sa créature. Ne prenons pas le mensonge pour une vérité. Si un homme pouvait mériter le salut par n’importe quelle action, alors il serait dans la même situation qu’un catholique qui fait pénitence pour le pardon de ses péchés. Le salut serait alors considéré comme une dette, remboursable sous la forme d’un salaire. Si l’homme ne peut, par aucune de ses bonnes œuvres, mériter le salut, c’est bien parce que celui-ci est accordé pleinement par grâce, et reçu par un pécheur parce qu’il croit en Jésus. C’est un don pleinement gratuit. La justification par la foi ne se discute pas. Et toute cette controverse prend fin, dès qu’il est acquis que les mérites contenus dans les œuvres d’un homme déchu ne peuvent jamais lui permettre d’obtenir la vie éternelle. » – Ellen G. White, Faith and Works, p. 19,20.

La musique « est un des moyens les plus efficaces pour imprimer dans les cœurs des vérités divines. Bien souvent l’être angoissé, au bord du désespoir, entendra revenir à sa mémoire quelque parole de Dieu – un chant d’enfant depuis longtemps oublié – et les tentations perdront de leur pouvoir, la vie prendra un sens nouveau, une direction nouvelle, le courage et la joie reviendront et rejailliront sur d’autres âmes [ … ] Lors du culte, le chant est un acte d’adoration, tout autant que la prière. D’ailleurs, nombre de chants sont des prières. [ … ]

Alors que notre rédempteur nous mène au seuil du royaume, inondé de la gloire de Dieu, nous pouvons percevoir les cantiques de louange et de reconnaissance que chante le chœur des anges autour du trône; l’écho s’en répercute dans nos demeures terrestres, et nos cœurs se rapprochent des chantres célestes. C’est sur terre que commence la communion avec le ciel. C’est ici que nos cœurs apprennent à s’accorder avec l’harmonie céleste. » – Ellen G. White, Éducation, p. 190, 191.

A méditer

• De quelle manière votre culture et votre milieu affectent-ils la musique de votre Église ? Pensez-vous qu’il n’en est rien ?

• Lisez la citation d’Ellen White pour l’étude de vendredi sur la musique. Dans quelle mesure faites-vous l’expérience de ce qu’elle dit avec le type de musique qui accompagne vos services religieux ? De quelle manière pouvons-nous évaluer son rôle dans nos services religieux? Comment votre Église peut-elle travailler pour s’assurer que la musique élève et encourage, remplissant ainsi la fonction qui lui revient? 

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