Leçon 11

LEÇON 11

En esprit et en vérité

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Dt 11.16; Lc 1.46-55; 4.5-8; 19.37-40; Jn 4.1-24.

Verset à mémoriser: « Mais l’heure vient – c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car tels sont les adorateurs que le Père cherche. » (Jn 4.23)

Comme nous l’avons vu tout au long du trimestre, le message du premier ange est un appel à proclamer l’« évangile éternel ». Jésus, le Dieu incarné, est au centre de cet évangile. Pour venir dans ce monde en être humain, Dieu a dû mettre en œuvre des forces et des moyens que nous avons peine à imaginer.

Pensez à ce que cela signifie: le Dieu créateur de tout ce qui existe (Jn 1.1-3) est devenu homme, et dans cette humanité il a vécu une vie sans péché et s’est offert ensuite en sacrifice pour des hommes et des femmes pécheurs. Quand on pense à la dimension du cosmos, aux mil­liards de galaxies, chacune composée de milliards d’étoiles, peut-on ima­giner que Jésus est celui qui a créé tout cela? Cela défie l’esprit humain ; c’est quelque chose de si incroyable que nous pouvons difficilement le saisir. Il n’est pas étonnant que Paul ait écrit: « En effet, la parole de la croix est folie pour ceux qui vont à leur perte, mais pour nous qui sommes sur la voie du salut, elle est puissance de Dieu. » (1 Co 1.18).

En présence d’une telle vérité, il n’est pas étonnant que nous vou­lions adorer un tel Dieu. Cette semaine, nous explorerons des thèmes d’adoration et de louange révélés dans le Christ incarné, le créateur qui a assumé la condition humaine.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 10 septembre. 

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DIMANCHE 4 septembre, 2011

Le chant de louange et d’adoration de Marie

Bien que Marie, la mère de Jésus, ait fait l’objet d’un intérêt religieux intense et important à travers les siècles, la plupart de ces attentions proviennent de la tradition, à partir d’une foule de sources qui ne sont pas fondées sur les Écritures.

Cependant, Marie a joué un rôle important et même décisif dans la venue du Christ sur la terre: le sauveur du monde a été miraculeu­sement conçu en son sein, où il s’est développé pour devenir l’enfant Jésus. En considérant rétrospectivement les informations données par le Nouveau Testament, nous ne pouvons qu’être émerveillés par ce miracle. Marie se doutait bien qu’elle participait à un incroyable évé­nement avec des conséquences importantes pour son peuple, mais elle n’avait aucune idée de ce qui allait se passer. Elle en savait cependant suffisamment pour s’émerveiller des circonstances étonnantes qui allaient radicalement changer sa vie.

Lisez Lc 1.46-55, connu sous le nom de cantique de Marie. Pour quelles raisons exalte-t-elle le Seigneur? Quels sont ici les éléments de louange et d’adoration déjà mentionnés au cours du trimestre?

Ce chant de louange et d’adoration est rempli d’allusions et d’images provenant de l’Ancien Testament, les seules Ecritures dont elle pouvait avoir connaissance. Nous la voyons ici rendre gloire à Dieu et recon­naître sa direction, non seulement dans sa propre vie mais encore dans celle de son peuple. Son allusion à Abraham est clairement une réfé­rence à l’alliance faite par Dieu avec son peuple; elle loue Dieu pour ses promesses et y voit des raisons d’espérer pour son avenir et celui de son peuple.

Bien qu’elle parlât de choses qu’elle ne connaissait pas, elle en savait suffisamment pour voir Dieu à l’œuvre. Et pour ces raisons, elle était reconnaissante et portée à adorer.

Combien de « miracles » voyez-vous dans votre vie? Se pourrait-il qu’il y en ait que vous ne puissiez pas déceler dans votre vie parce que vous êtes trop dur, fermé et replié sur vous-même ? 

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LUNDI 5 septembre, 2011

Adorer et servir

« Le diable le conduisit plus haut, lui montra en un instant tous les royaumes de la terre habitée et lui dit : Je te donnerai toute l’au­torité et la gloire de ces royaumes; car elle m’a été livrée, et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi. Jésus lui répondit: Il est écrit: C’est devant le Seigneur, ton Dieu, que tu te prosterneras, et c’est à lui seul que tu rendras un culte. » (Lc 4.5-8)

Imaginez Jésus, après quarante jours de faim, de lassitude, de renon­cement et de privations, affrontant les tentations ouvertes et flagrantes du diable. Il n’est pas difficile d’imaginer combien les « royaumes de ce monde» dans leur « puissance» et leur « gloire» ont pu paraître magnifiques à Jésus. Satan est passé maître dans l’art de faire paraître si charmantes et plaisantes les choses de ce monde que les gens tombent aisément dans ses duperies.

Lisez attentivement les versets de ce récit, en particulier la réponse de Jésus. Que veut dire Jésus quand il associe les verbes « adorer » et « servir» ? En quoi sont-ils reliés?

Tout au long de l’Ancien Testament, l’adoration et le service des faux dieux sont associés. « De peur que, levant les yeux vers le ciel, et voyant le soleil, la lune et les étoiles, toute l’armée du ciel, tu ne te laisses entraîner à te prosterner devant eux et à les servir; ceux-là, le Seigneur, ton Dieu, les a donnés en partage à tous les peuples, sous le ciel tout entier.» (Dt 4.19; voir aussi Dt 11.16; Ps 97.7; Dn 3.12) Fondamentalement, vous servirez ce que vous adorez. Il est donc important pour vous de n’adorer que le Seigneur.

Ainsi, nous voyons un point important à propos de l’adoration. Il est difficile d’imaginer qu’on puisse adorer Dieu avec foi, dans l’obéis­sance et l’humilité, l’amour et la crainte et, en même temps, servir d’autres « dieux», quelle que soit la forme de cette adoration. Celle-ci peut donc être une protection contre l’idolâtrie. Plus nous rendons un culte à Dieu, même en privé, plus nous sommes gardés d’être au ser­vice de notre moi, du péché et de toutes les autres forces qui peuvent concurrencer le Seigneur.

Approfondissez cette idée : l’adoration implique une idée de ser­vice. De quelle manière votre expérience de l’adoration peut-elle vous aider à servir constamment le Seigneur ? 

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MARDI 6 septembre, 2011

Adorer ce que l’on ne connait pas

Comme nous l’avons vu à de nombreuses reprises, malgré toutes les formes d’adoration instituées par Dieu pour Israël, aussi profondes et élaborées qu’elles aient été, elles ne constituaient pas l’essentiel du culte. Les formes, les traditions, la liturgie servaient toutes à un but, celui de conduire l’adorateur à se soumettre à son créateur et sauveur. Il est plus facile, cependant, de réduire la religion à une série de formules, de tradi­tions, de gestes que de mourir quotidiennement à soi et de se soumettre avec humilité à Dieu. Ce fait explique grandement pourquoi la Bible passe tant de temps à s’adresser à ceux qui ne vivent pas en harmonie avec Dieu, quelle que soit la justesse de leur forme de culte.

C’est un problème traité également par Jésus dans son humanité sur la terre.

Lisez Jn 4.1-24. Quel point important, à propos du culte, Jésus soulève-­t-il auprès de la Samaritaine, au v. 21? Pourquoi écarte-t-il l’idée portant sur divers lieux de culte spécifiques ?

En révélant certains de ses secrets les plus profonds, Jésus a attiré l’attention de la femme. Puis il a saisi cette occasion pour lui montrer quelque chose de meilleur que ce qu’elle possédait. Il a employé des termes forts tels que « Femme, crois-moi », pour lui montrer que la véritable adoration dépasse de loin les formes extérieures et les lieux de culte.  « Cette montagne» était le mont Garizim, sur lequel les Samaritains avaient construit un temple. Tout Juif se serait, bien sûr, attendu à ce que Jésus parle de cette manière à la Samaritaine. Mais il ne s’est pas arrêté là. Il a même inclus Jérusalem, le lieu du temple sacré qu’il avait lui-même choisi Ainsi, très tôt dans son ministère terrestre, Jésus a annoncé ce qu’il déclarerait plus tard à propos du temple: « Il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée. » (Mt 24.2)

Ce faisant, ce que Jésus désire offrir à la Samaritaine (Jn 4.10), c’est « l’eau vive », c’est-à-dire lui-même. Il cherchait à lui faire comprendre qu’une relation personnelle avec son créateur et sauveur était le fon­dement du culte, et certainement pas les formes et les traditions de sa foi, qui s’écartaient de la véritable religion, celle des Juifs. Sa réfé­rence à Jérusalem, cependant (Jn 4.21), était la preuve qu’il envisageait quelque chose qui allait au-delà du système des sacrifices et de l’ado­ration qu’il avait lui-même institués.

Quels aspects de votre expérience cultuelle vous aident-ils à appro­fondir votre relation avec Dieu ? 

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MERCREDI 7 septembre, 2011

Les véritables adorateurs

«Mais l’heure vient – c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité; car tels sont les adorateurs que le Père cherche. » (Jn 4.23)

Après avoir détourné la Samaritaine de son intérêt pour les diffé­rents lieux d’adoration et lui avoir parlé de la supériorité de la foi juive, Jésus aborde avec elle le sujet des  « véritables adorateurs ». Au v. 21, Jésus dit que « l’heure vient» où l’on n’adorera plus sur cette mon­tagne ou à Jérusalem. Au v. 23, « l’heure est venue » où les vrais adora­teurs adoreront en esprit et en vérité. En d’autres mots, ne considérez pas la gloire du passé, et ne vous attardez pas à certains événements à venir. Car le temps est venu, « maintenant», d’adorer le Père comme il le mérite, et dans le cadre de cette adoration, faites 1’expérience de l’amour, de la grâce et du salut qu’il offre.

Jésus déclare que les vrais adorateurs « adoreront le Père en esprit et en vérité ». Que représentent ces deux éléments, et comment pouvons-nous les appliquer à notre expérience cultuelle? Voir aussi Mc 7.6-9.

Jésus fait appel à une forme équilibrée d’adoration : celle qui vient du cœur, sincère et profondément ressentie, provenant de l’amour et de la crainte de Dieu. Il n’y a pas de mal à éprouver des émotions au cours du culte; en effet, notre religion nous invite à aimer Dieu (1 Jn 5.2 ; Mc 12.30), et comment cela pourrait-il se faire sans éprouver d’émotions?

Tout en invitant ses vrais adorateurs à l’adorer « en vérité », Dieu a révélé sa volonté, sa vérité, sa loi: vérité à laquelle nous devons croire et obéir. Le véritable adorateur aimera Dieu, et en vertu de cet amour, cherchera à le servir, à lui obéir et à pratiquer le bien. Cependant, com­ment savoir ce qui est bien sans connaître ce qu’est la foi, l’obéissance, le salut etc. ? L’idée selon laquelle les croyances n’ont pas d’impor­tance, que seule la sincérité compte est une erreur. Elle ne constitue que la moitié du problème. De justes croyances ne sauvent pas, mais elles donnent une bonne compréhension du caractère de Dieu, et des raisons de l’aimer et de le servir encore davantage.

Notre adoration est-elle constituée de plus d’esprit que de vérité, ou de plus de vérité que d’esprit? Comment pouvons-nous apprendre à intégrer et équilibrer ces deux aspects du culte? 

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JEUDI 8 septembre, 2011

Adorer à ses pieds

Au cours des siècles de l’histoire du christianisme, l’Église a été par­tagée à propos de la divinité du Christ. Était-il véritablement le Dieu éternel, un avec le Père de toute éternité? Ou a-t-il été créé plus tard, est-il un être qui est venu à l’existence par le pouvoir créateur de Dieu?

Bien qu’au début de J’histoire de notre Église, il y ait eu quelques confusions sur le sujet, Ellen White a fait savoir clairement quelle était sa position, pleinement acceptée aujourd’hui en tant qu’Église :

« “On lui donnera le nom d’Emmanuel : … Dieu avec nous.” La lumière de ” la connaissance de la gloire de Dieu” resplendit “sur la face de Christ”. Dès les jours de l’éternité, le Seigneur Jésus-Christ était un avec le Père; il était “l’image de Dieu”, l’image de sa grandeur et de sa majesté, “le rayonnement de sa gloire”. C’est pour manifester cette gloire qu’il est venu dans ce monde. Sur une terre obscurcie par le péché, il est venu révéler la lumière de l’amour de Dieu; il a été “Dieu avec nous”. C’est pour cela que la prophétie avait annoncé; “On lui donnera le nom d’Emmanuel” ». – Jésus-Christ, p. 9.

Lisez les textes suivants. Que disent-ils sur la divinité du Christ? Mt 2.11 ; 4.10; 9.18; 20.20; Mc 7.7; Lc 24.52; Jn 9.38.

Dans sa réponse à Satan, Jésus a été très clair (Mt 4.10) : c’est à Dieu seul que l’on doit rendre un culte. Ce qui apparaît dans les textes ci-des­sus, c’est que Jésus n’a jamais refusé d’être adoré. Il n’y a aucun exemple dans les nombreuses occasions où des gens l’ont adoré, où il ait dit: « ne me priez pas, n’adorez que le Père ». En fait, c’est tout à fait le contraire.

Lisez Lc 19.37-40. Que répond Jésus aux pharisiens sur son attitude à l’égard de ceux qui l’adorent?

Nous voulons revenir ici sur un thème approfondi tout au long du trimestre, à savoir; le point central de notre adoration doit être le Christ. Les chants, les prières, le sermon, tout ce que nous faisons, doit, d’une façon ou d’une autre, orienter finalement notre esprit vers le Christ, le Dieu incarné qui s’est offert en sacrifice pour nos péchés. Un culte qui nous remplit d’un sentiment de respect, d’amour et de vénération pour notre Seigneur lui est agréable.

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VENDREDI 9 septembre, 2011

Pour aller plus loin : Lisez Ellen G. White, Jésus-Christ, « Dieu avec nous », p. 9-17.

« Ce n’est pas en se rendant sur un mont sacré ou dans un saint temple que les hommes ont accès à la communion avec le ciel. La religion ne doit pas se limiter à des formes extérieures ou à des céré­monies. Seule la religion procédant de Dieu peut conduire à lui. On ne peut le servir convenablement que si l’on est né de l’Esprit divin. C’est ainsi seulement que le cœur peut être purifié, l’esprit renouvelé, et que l’on devient apte à connaître et à aimer Dieu. Alors seulement on obéit volontairement à toutes ses exigences, ce qui est le vrai culte. Tel est le fruit de l’opération du Saint-Esprit. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 170. (C’est nous qui soulignons.)

« […], l’égal de Dieu, voulut jouer le rôle de serviteur auprès de ses disciples. […], lui, devant qui tout genou fléchira, et que les anges glorieux s’estiment heureux de pouvoir servir, il s’inclina pour laver les pieds de ceux qui l’appelaient leur Seigneur. » – Ellen G. White, Jésus-Christ, p. 652.

À méditer

• Les chefs religieux du temps de Jésus prétendaient connaître les Écritures mais ne furent pas conscients du plus grand miracle de l’histoire, la naissance du Messie. En revanche, les mages venus de l’Orient l’ont recherché au bon endroit et au bon moment. Quelle signification peut avoir cette histoire pour nous chrétiens et en tant qu’Église? Comment pouvons-nous éviter les erreurs des croyants du temps de Jésus, alors que nous voyons se réaliser les prophéties des derniers temps ?

• Parlez de la divinité du Christ. Pourquoi est-ce si important pour notre foi et notre culte? Que perdons-nous si d’une certaine façon nous considérons le Christ autrement que comme pleinement Dieu?

• Qu’est-ce que Marie a pu penser à l’occasion de ces incroyables événements? Elle n’était pas en mesure de comprendre tout ce qui lui arrivait. Comme cela a dû être difficile pour elle d’imaginer d’être enceinte sans avoir connu un homme! Quel stress cela a dû représenter pour elle ! Et cependant, malgré ce qui lui échappait dans cette situation, elle loua le Seigneur et l’adora. Et ceci, en dépit de nombreuses questions restées sans réponses, de pensées trou­blantes, et tant d’incertitudes. Comment pouvons-nous apprendre à faire de même : à louer le Seigneur dans des moments de doute, de questionnements? En fait, pourquoi chaque instant de notre vie peut-il être un moment favorable pour adorer Dieu de tout notre cœur? 

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