Leçon 12

LEÇON 12

L’adoration dans l’Église primitive

SABBAT APRÈS-MIDI

Étude de la semaine: Ac 1.1-11 ; 2.14-41 ; 17.15-34; 18.1-16; 1 Co 13.

Versets à mémoriser : «Quand je parlerais les langues des humains et des anges, si je n’ai pas l’amour, je suis une pièce de bronze qui résonne ou une cymbale qui retentit. » (1 Co 13.1)

Peu après l’ascension du Christ, l’Église primitive a commencé à s’étendre et à croître. Au début, les Juifs étaient à peu près les seuls à accepter Jésus comme le Messie et à entrer dans les rangs des croyants. Il est vrai qu’à ce moment précis, nombre de croyants pensaient que l’évangile était seulement destiné aux Juifs, ce qui montre à quel point ils avaient encore des choses à apprendre.

À la Pentecôte, après la prédication de Pierre et son appel à la mul­titude des Juifs (Ac 2), « ceux qui accueillirent sa parole reçurent le baptême; en ce jour-là, environ trois mille personnes furent ajoutées» (Ac 2.41). Ce texte suffit pour démontrer que l’idée selon laquelle les Juifs ont rejeté Jésus n’est pas fondée.

Cependant, lorsque nous pensons à l’Église primitive, nous com­mettrions une erreur de considérer que c’était une période idyllique d’adoration et de louange. Dans un contexte différent, l’Église primi­tive a été confrontée à des difficultés comparables aux nôtres, pouvant affecter sa foi et son culte.

Cette semaine, nous examinerons quelques exemples tirés des pre­miers jours du christianisme, et certains des défis auxquels l’Église a dû faire face au cours de sa croissance. Nous chercherons à tirer des leçons des bonnes et des mauvaises expériences.

 

* Étudiez la leçon de cette semaine pour le sabbat 17 septembre. 

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DIMANCHE 11 septembre, 2011

Beaucoup de preuves

Du point de vue humain, le ministère terrestre de Jésus n’a pas connu beaucoup de succès. Bien qu’il ait attiré à lui un nombre esti­mable de gens, sa popularité n’a pas été considérable. De nombreux leaders l’ont rejeté, les Romains l’ont crucifié et ses plus proches dis­ciples se sont enfuis et dispersés.

Les perspectives n’étaient pas très bonnes jusqu’à la résurrection et la Pentecôte, lorsque les disciples de Jésus ont retrouvé à nouveau le courage de proclamer que leur Maître crucifié était bien le Messie d’Israël. C’est seulement après la résurrection de Jésus que l’Eglise primitive a commencé à se développer.

Lisez Ac 1.1-11. Quelles vérités importantes trouvons-nous ici sur le retour du Christ, le baptême, le Saint-Esprit et la mission évangé­lique?

Examinez particulièrement les v. 3 et 6. Quelles nombreuses vérités les disciples doivent-ils apprendre?

L’une des parties les plus intéressantes de ce texte est le verset 3, dans lequel Luc déclare que Jésus s’est présenté aux disciples avec beaucoup de preuves. Certaines versions parlent de « preuves irréfutables », ce qui est quelque peu exagéré. Une autre traduction parle de « preuves convaincantes », ce qui est moins problématique. Le fait est que les croyants ont reçu des preuves évidentes que Jésus était le Messie. Au regard de la tâche décourageante à laquelle Jésus les avait appelés et de toute l’opposition qu’ils allaient affronter, ils avaient besoin du maximum de preuves. Il est rassurant de savoir que le Seigneur veut nous donner de bonnes raisons de croire même si ne pouvons pas tout comprendre. Comme nous le voyons dans ces textes, les disciples n’ont cependant pas pleinement compris les intentions du Seigneur à propos de la nation d’Israël, même après les années passées à ses côtés. Il nous faut apprendre à adorer, louer le Seigneur et à lui obéir, en dépit de tout ce qui nous échappe.

Réfléchissez aux bases sur lesquelles est fondée votre foi. Qu’impliquent-elles? 

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LUNDI 12 septembre, 2011

La prédication de la Parole

Une grande partie de la tradition cultuelle protestante a été la prédi­cation de la Parole. Une responsabilité sacrée repose sur celui à qui il est donné de nourrir le troupeau, d’enseigner, de prêcher, d’exhorter et d’encourager. La musique, la liturgie, la prière, la sainte cène et le lave­ment des pieds ont tous leur place dans le culte, mais le plus important reste ce qui est prêché du haut de la chaire.

Lisez le sermon de Pierre au jour de la Pentecôte (Ac 2.14-41). Comment les sujets importants comme l’Écriture, la doctrine, la prophétie, le Christ, l’Évangile et le salut sont-ils exprimés par Pierre et pour­quoi sont-ils si essentiels lors de la prédication?

Quelle expérience pour les auditeurs d’entendre Pierre, le pêcheur, prêcher avec tant de puissance et d’autorité ! Ses propos n’étaient pas du verbiage, n’exprimaient aucun doute mais révélaient que l’Esprit agissait à travers lui. Tout au long de son homélie, Pierre n’a jamais manifesté une quelconque hésitation, mais s’est servi des Écritures (l’Ancien Testament seulement à l’époque) pour annoncer avec puis­sance Jésus-Christ, le Messie crucifié, ressuscité, et maintenant « élevé par la droite de Dieu» (Ac 2.33). Il est étonnant de voir comment avec un si court message, il a délivré un si grand nombre d’informations sur la repentance et le retour du Christ, à la suite du don du Saint-Esprit.

Quels ont été les résultats du discours de Pierre le jour de la Pentecôte? Voir Ac 2.41. Quels enseignements pouvons-nous en tirer pour nos services du sabbat?

Nul doute qu’il s’agissait de circonstances très particulières. Cependant, les mêmes promesses sont pour nous aujourd’hui. Nous avons la même Bible avec en plus le Nouveau Testament, le même Seigneur qui nous offre la même puissance. Pourquoi alors notre pré­dication n’a-t-elle pas la même puissance ?

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MARDI 13 septembre, 2011

Paul à l’Aréopage

À l’époque de l’Église primitive, nous voyons un autre exemple de prédication au cours du ministère de Paul à Athènes, là où ont vécu trois philosophes des plus influents du monde (Socrate, Platon et Aristote).

Combien l’auditoire de Paul était différent de celui de Pierre à Jérusalem, quelques années plus tôt, constitué, lui, de Juifs pieux !

Lisez Ac 17.15-34, le récit du discours de Paul à Athènes. Dans quelle mesure le témoignage de Paul est-il différent de celui de Pierre à la Pentecôte?

L’une des différences les plus évidentes par rapport à Pierre, c’est que Paul ne cite pas la Bible. En fait, à la place, il cite un auteur païen. Notez aussi combien Paul fait appel à la logique et à la raison: jetez un regard sur le monde créé, disait-il, et vous y verrez un témoignage puissant en faveur du Dieu créateur. Il s’est lancé dans une sorte de discours sur la nature, en faisant de celle-ci une raison de croire en un Dieu créateur.

Il est intéressant de relever le problème cultuel en cause ici. Ces gens adoraient un dieu inconnu (Ac 17.23). Paul a tenté de détourner ce culte rendu aux idoles et autres vanités au profit du Dieu vivant. Les humains semblent avoir un besoin inné d’adorer quelque chose, n’importe quoi, et Paul cherche ici à les orienter vers le seul être qui mérite vraiment leur adoration.

Quel point pose un réel problème à certains de ses auditeurs et pour­quoi?

Finalement, des appels à la logique et à la raison ne peuvent nous mener bien loin. Paul a alors témoigné en faveur de la repentance, du jugement, et de la résurrection: des enseignements qui doivent être acceptés par la foi. Et finalement, il n’a pas eu beaucoup de suc­cès. Malgré la conversion d’un petit nombre, la plupart semblent être retournés vers leur culte vain et incapable de sauver.

Comment nos services de culte pourraient-ils être plus à même d’atteindre ceux qui n’ont aucune connaissance biblique, qui ne possèdent pas les mêmes bases que nous? Réfléchissez à la possibi­lité de rendre nos services plus ouverts aux amis. 

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MERCREDI 14 septembre, 2011

Une adoration « contraire à la loi »

Le culte ne se limite pas à ce que vous faites à l’Église le sabbat. Il embrasse tous les aspects de toute notre foi : ce que nous croyons, ce que nous annonçons, ce que nous faisons. L’idée centrale du culte est que Dieu est notre créateur et sauveur. Tous les aspects de notre culte doivent ressortir de cette vérité fondamentale et sacrée. Encore une fois, le culte concerne premièrement Dieu et son action dans l’histoire. Un culte authentique amène les participants à marcher plus étroite­ment avec leur Seigneur. Il nous conduit à un sentiment de respect, de vénération, de repentance et d’amour pour lui et pour autrui.

Bien que nous devions sans cesse penser à Dieu (Lc 21.36; Ps 1.2), le moment du culte doit être quelque chose de particulier, d’unique. Cependant, nous ne pouvons compter qu’essentiellement sur l’Église ou ses responsables pour nous fournir cette forme d’expérience, quelle que soit l’importance du rôle qu’ils peuvent jouer. Finalement, cela nous revient et dépend de l’attitude que nous manifestons le sabbat à l’Église.

En même temps, nous avons compris pendant tout ce trimestre que le culte est un moyen et non une fin. Notre adoration ne nous sauve pas ; au contraire, elle est une réponse au salut accordé en Christ.

Lisez Ac 18.1-16. Quelle accusation est portée contre Paul, et quels sont les enseignements à propos du culte ?

Il est intéressant de voir que Paul a été accusé d’entraîner les gens à pratiquer un culte « contraire à la loi» (v. 13). Selon Ac 18, ses, accu­sateurs étaient si repliés sur leur tradition, sur leurs formes de culte qu’ils ont rejeté Paul quand il leur a présenté Celui qui, sans qu’ils le sachent, était l’objet de tout leur culte. Celui qu’ils adoraient sans le connaître, vers qui tous les services du sanctuaire étaient orientés. Ils étaient si prisonniers de la loi elle-même qu’ils ignoraient Celui dont parlait la loi.

Bien que notre situation actuelle soit très différente de celle du temps de Paul, il nous faut être vigilants pour ne pas laisser les formes et les traditions être des obstacles à ce qui essentiel : notre foi en Christ. Un culte qui ne nous conduit pas directement à la croix est une erreur.

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JEUDI 15 septembre, 2011

L’amour surmonte tout

Il est si facile, de notre point de vue aujourd’hui, de considérer l’Église primitive comme une sorte de modèle d’harmonie et de paix, un exemple de ce qu’est le véritable culte ! Malheureusement, l’his­toire du Nouveau Testament est si semblable à celle de l’Ancien qu’elle montre à quel point nous sommes des êtres déchus.

Prenez par exemple l’Église de Corinthe, établie par Paul au cours de son second voyage missionnaire. Corinthe était un centre commer­cial connu pour son luxe et sa richesse, mais aussi le centre d’une des religions les plus dégradantes et sensuelles de cette région. L’Église, influencée par son milieu culturel, a été envahie par l’immoralité et les dissensions. Mais ce n’étaient pas les seuls problèmes qu’elle ait connus. Paul a traité d’autres questions qui créaient des divisions dans l’Église (Ac 8 à 11), comme l’idolâtrie (1 Co 10.14), une apparente surestimation des dons, en particulier celui du don des langues pour des motifs personnels (1 Co 14).

Au centre de sa première lettre aux Corinthiens, consacrée à tous ces problèmes, Paul a rédigé le célèbre chapitre 13. Quel message essentiel contient-il? Comment pouvons-nous l’appliquer dans nos vies et dans notre adoration aujourd’hui?

Paul laisse entendre qu’aucune profession, aucun miracle extraordi­naire, aucun don spirituel, aucune piété et aucun zèle ne nous apporte de bénéfice, à moins que nous ayons un cœur rempli d’amour pour Dieu, confirmé par l’amour du prochain. L’amour, dit Paul, est le don suprême à rechercher et qui ne peut être remplacé par quoi que ce soit d’autre.

Les dons spirituels sont utiles, et les chrétiens devraient employer leurs dons à honorer Dieu, à renforcer l’unité de l’Église. Mais un don ne doit jamais servir à se valoriser soi-même, à un gain personnel, ou à créer le désordre dans le culte ou ailleurs.

Finalement, une Église remplie de chrétiens consacrés et pleins d’amour exercera une influence et un pouvoir qui dépassent le service du culte hebdomadaire.

Dans quelle mesure l’amour désintéressé pour les autres imprègne­t-il votre vie quotidienne? Quelle énergie et combien de temps dépensez-vous à servir les autres ? Dans quelle mesure êtes-vous prêt à renoncer à vous-même pour le bien des autres? Ce n’est pas toujours facile, n’est-ce pas?

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VENDREDI 16 septembre, 2011

Pour aller plus loin : Lisez Ellen G. White, Conquérants pacifiques, « La Pentecôte », p. 33-42 ; «Le don du Saint-Esprit », p. 43-50; « La croix exaltée », p. 179-188; « Corinthe », p. 215-224; « Vers un idéal plus élevé », p. 275-287.

« La sainteté n’est pas une extase, ç’ est un abandon total à la volonté de Dieu. C’est vivre de chaque parole qui émane de sa bouche, […] c’est marcher par la foi […], s’appuyer sur Dieu en toute confiance et se reposer sur son amour. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p.46.

« Qu’est-ce qui soutenait dans le passé ceux qui endurèrent la persé­cution pour l’amour du Christ? C’était leur union avec Dieu, avec le Saint-Esprit, avec Jésus. La persécution a fait perdre à beaucoup leurs amitiés terrestres, mais jamais l’amour du Sauveur. » – Ibid., p. 75, 76.

« Les messagers de Dieu [ … ] ne se permettaient pas de s’abandon­ner à des sentiments d’exaltation qui eussent pu nuire à leur présenta­tion du Christ crucifié. Ils n’aspiraient à aucune autorité, ni à aucune prééminence. » – lbid., p. 186.

« Lorsque Paul mentionnait l’idolâtrie, il ne parlait pas seulement des idoles, mais de l’égoïsme, du penchant à la vie facile, de la satis­faction des désirs et des passions. » – Ellen G. White, Conquérants pacifiques, p. 281, 282.

À méditer

• Échangez en classe sur les raisons que nous avons de croire. Quelles « preuves» avons-nous de la validité de nos croyances? Quel raisonnement et quelle logique nous soutiennent dans nos convictions religieuses? En même temps, quels sont les défis posés à notre foi ? En dépit même de ces défis, pourquoi croyons-nous ?

 • Pensez au culte le plus extraordinaire auquel vous ayez assisté. Qu’est-ce qui l’a rendu si particulier, si puissant? Quels éléments, en particulier, ont fait la différence? Comment ces éléments pour­raient-ils être introduits dans le culte de votre Église, s’ils ne s’y trouvent pas déjà?

• Qu’est-ce qui, dans vos services de culte, pourrait entraver votre perception du Christ et de la croix ? Comment éviter cet écueil ?

• Approfondissez 1 Co 13. Quelles avancées concrètes votre Église pourrait-elle faire pour manifester l’amour dont Paul parle ici ? 

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